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Les belligérants libyens s'accordent sur un cessez-le-feu

Les négociations engagées lundi à Genève sous l'égide de l'ONU ont abouti à un premier succès sur le terrain militaire.

Les forces loyales au gouvernement reconnu par l'ONU (ici sur l'aéroport de Tripoli) étaient acculées par l'armée du maréchal Haftar à 30 km au sud de la capitale.
Les forces loyales au gouvernement reconnu par l'ONU (ici sur l'aéroport de Tripoli) étaient acculées par l'armée du maréchal Haftar à 30 km au sud de la capitale.
Keystone

Les négociations de paix en Libye qui réunissent pour la première fois une délégation de cinq officiers de l'armée du maréchal Haftar et cinq militaires de haut-rang du «gouvernement d'union nationale» (GNA) de Fayez el-Sarraj, depuis lundi ont abouti ce mardi à convenir du «principe» de transformer l'actuelle «trêve» en un «cessez-le-feu durable». Les deux camps doivent désormais déterminer comment parvenir à cet objectif, a annoncé ce mardi Ghassan Salame, l'émissaire de l'ONU en Libye.

«Après la conférence de Berlin, le 12 janvier, des objectifs ont été définis pour sortir de la crise. Le premier est économique et sera évoqué lors d'une rencontre au Caire le 9 février. Le second est militaire. Il consiste à transformer la trêve en cessez-le-feu permanent. Je suis heureux d'annoncer que les deux parties ont convenu d'étudier comment réaliser cet objectif sur le terrain en définissant quel sorte de monitoring peut se mettre en place, quel rôle peut jouer l'ONU, quel accord peut se faire pour réduire les armes lourdes», a déclaré Ghassan Salamé, selon le «Lybian Herald».

L'émissaire onusien a reconnu par ailleurs que l'accord obtenu à Berlin sur l'embargo sur les armes en Libye n'avait pas été respecté. Ghassan Salamé espère néanmoins qu'une nouvelle résolution sera prochainement voté au Conseil de sécurité de l'ONU pour réaffirmer cet embargo. Concernant le monitoring et l'éventuel envoi de soldats de la paix européens, Ghassan Salame indiquait que «c'était aux Libyens d'en décider».

Soutenues par les Émirats Arabes Unies et l'Égypte, mais aussi, quoique non officiellement par la Russie, les forces du maréchal Haftar ont reçu de nombreuses armes ces derniers mois et peuvent compter sur des mercenaires issus de sociétés militaires privés russes. Ces forces de l'Est contrôlent aujourd'hui presque tout le territoire libyen à l'exception de la capitale et de ses environs. Les forces loyalistes, elles, sont massivement soutenues par la Turquie et, dans une moindre mesure par le Qatar. Alors qu'Ankara a annoncé en janvier le déploiement de ses propres forces à Tripoli, de nombreux mercenaires, certains venant de Syrie, ont également fait leur apparition dans le camp de Farraj, relève le«Figaro».

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