Antonio Guterres en lice pour succéder à Ban Ki-moon

Genève internationaleLe gouvernement portugais a annoncé soutenir la candidature de l’ancien haut-commissaire aux réfugiés.

L’ancien premier ministre portugais Antonio Guterres.

L’ancien premier ministre portugais Antonio Guterres. Image: SALVATORE DI NOLFI/Keystone

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L’information est passée inaperçue mais elle est importante. Il y a un peu plus d’une semaine, le gouvernement portugais a annoncé qu’il soutenait la candidature de son ancien premier ministre, Antonio Guterres, 66 ans, au poste de secrétaire général des Nations Unies. Le deuxième mandat du Coréen Ban Ki-moon s’achève à la fin de 2016. En septembre dernier à New York, plusieurs pays ont manifesté leur souhait de voir une femme nommée à la tête de l’ONU. Au jeu des rotations, il faudrait également que le successeur de Ban Ki-moon soit issu d’un pays d’Europe orientale. Même s’il ne remplit pas ces conditions, Antonio Guterres jouit de solides soutiens qui mettent en avant son engagement durant la crise des migrants.

«Cette candidature est un impératif à un moment où, plus que jamais, le monde doit se mobiliser pour la paix et le développement», a déclaré le porte-parole du gouvernement portugais. Antonio Guterres, a été premier ministre du Portugal entre 1995 et 2002 et a servi en tant que président du Conseil européen en 2000. Il a également été président de l’Internationale socialiste de 1999 à 2005.

Le nom d’Antonio Guterres n’est pas le seul à circuler. Les médias ont déjà recensé plus d’une dizaine de candidats possibles à la succession de Ban Ki-moon. Tous ne sont pas sortis du bois, entretenant le doute sur leurs intentions. Mais en coulisses, certains ont déjà commencé à battre campagne pour se rallier un maximum de soutiens.

Parmi les noms qui reviennent le plus souvent figurent la Bulgare Irina Bokova, qui dirige l’Unesco, l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, l’ancien premier ministre australien Kevin Rudd, l’ancien président slovène Danilo Türk, l'ex-ministre croate des Affaires étrangères Vesna Pusic, le Macédonien Srgjan Kerim, le ministre des Affaires étrangères du Monténégro Igor Luksic, l’administratrice du PNUD Helen Clark et même la chancelière allemande Angela Merkel.

Pour la première fois depuis sa création, l’ONU a promis de rendre la désignation de son prochain secrétaire général plus transparente. Jusque-là, cette nomination était le résultat d’un jeu complexe d’alliances nouées dans l’ombre et arbitrées en dernier ressort par les cinq membres du Conseil de sécurité. Ils garderont la main sur la décision finale mais la compétition ne se jouera plus dans l’ombre.

Le registre des candidats officiellement déclarés est désormais public. L’ONU a ouvert une page sur son site Internet. Avant et après le processus officiel qui démarre en juillet, les postulants pourront organiser des rencontres informelles et mener campagne en toute transparence. A.J.

(TDG)

Créé: 31.01.2016, 19h58

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