Genève est le canton suisse qui exerce la plus forte pression sur ses contribuables

ImpôtsVorace, la fiscalité genevoise est la moins compétitive du pays, montre un comparatif.

Près de la moitié des recettes fiscales genevoises viennent de l’imposition des particuliers (45,6%) (photo d'illustration).

Près de la moitié des recettes fiscales genevoises viennent de l’imposition des particuliers (45,6%) (photo d'illustration). Image: Laurent Guiraud

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C’est le genre de bulletins qu’il vaut mieux publier quand tout le monde bronze à la plage. L’Office cantonal de la statistique vient de dresser un portrait fiscal de Genève en comparaison avec le reste du pays, fondé sur les données fédérales.

Le canton s’avère riche en particularités fiscales distinctives. Et il est aussi riche tout court, même si ce n’est pas le cas de tous ses occupants. Mais, globalement, il figure en 5e position sur 26 parmi les cantons offrant le plus gros potentiel de ressources par habitant. Genève arrive derrière Zoug, Schwytz, Nidwald et Bâle-Ville, mais devant Zurich, Obwald et Vaud. Uri, le Valais et le Jura ferment la marche.

En règle générale, plus le potentiel de ressources est élevé, moins le canton doit imposer ses ouailles pour se financer. Taxer des riches, cela rapporte gros, donc nul besoin de se montrer trop gourmand. Et, à l’inverse, une fiscalité légère aura tendance à attirer les bons contribuables.

Mais cette règle générale a ses exceptions, dont Genève fait partie, comme dans une moindre mesure Bâle-Ville et Vaud. Ces cantons exercent une pression fiscale élevée sur leur riche population. Genève a même le record national en la matière, avec une charge globale de 34%, ce qui en fait le moins compétitif du pays. Dans le détail, l’exploitation du potentiel fiscal à Genève dépasse tous les autres cantons en ce qui concerne la fortune (47,9%), l’imposition à la source (38,5%) ou le bénéfice des entreprises (33,7%). Mais le canton n’est pas le pire en ce qui concerne l’imposition ordinaire du revenu (27,2%): à ce titre, six cantons sont plus voraces, la palme revenant à Neuchâtel (35,5%).

Avec un gros potentiel de ressources et une exploitation record de ce potentiel, le fisc genevois est bien nourri. Seul son homologue bâlois empoche davantage de ressources. Près de la moitié des recettes fiscales genevoises viennent de l’imposition des particuliers (45,6%), le reste venant notamment des entreprises (17,5%) ou des flux financiers avec la Confédération (13,1%).

En effet, les cantons récupèrent 17% de l’impôt fédéral direct qu’ils prélèvent. En revanche, Genève ne peut pas miser sur la péréquation fédérale (le système de solidarité entre régions riches et pauvres) pour toucher des sous de Berne. Il fait au contraire partie des sept cantons contributeurs, où il est le seul romand. Avec un apport net de 628 fr. par habitant, Genève est le cinquième plus généreux donateur. Et si on examine ce que la Confédération prélève et dépense dans les cantons, Genève est le troisième plus rentable du pays pour Berne qui y gagne 4565 fr. par habitant.

Créé: 09.08.2019, 12h14

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