En France voisine, surprise et inquiétudes

ImmigrationLes élus du bassin genevois français et le représentant des frontaliers réagissent au résultat de la votation contre l'immigration de masse.

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Gabriel Doublet, maire centriste de Saint-Cergues (Haute-Savoie), Vice-Président d'Annemasse Agglo chargé de la communication «Une ère nouvelle s'ouvre pour la Suisse. Après un vote contestataire où le peuple suisse s'est fait plaisir, de justesse, il va falloir maintenant assumer. Et cela risque d'être difficile. Comment l'Union Européenne va-t-elle réagir? Voilà la vraie question à présent. Car cette initiative risque d'avoir de très lourdes conséquences sur la prospérité helvétique. Renégocier des traités avec l'UE dans un contexte déjà compliqué va être extrêmement délicat.»

Guillaume Mathelier, maire d'Ambilly et secrétaire fédéral du parti socialiste de Haute-Savoie: «Il est difficile de voir les vraies répercussions à court terme mais l'image de la Suisse en prend un coup. Surtout que l'on observe un clivage fort entre Romands et Suisses allemands. Il est toutefois à noter que le peuple suisse ait amené à voter sur ce sujet. Si cela était le cas en France, ce serait là aussi le chaos. Comme partout en Europe. Nous n'avons pas de leçon de morale à donner. Mais nous avons, tout comme la Suisse à nous interroger sur le modèle strictement économiste qui finit par créer des déséquilibres et par alimenter une haine des uns contre les autres ainsi qu'une rupture entre le peuple et l'élite.»

Etienne Blanc député UMP, maire de Divonne (Ain), président de la communauté de communes du Pays de Gex: «Il y aura évidemment une réaction de l'Union Européenne. Dans notre région, je ne pense pas que cela modifiera les passages actuels de la frontières. Mais cela risque de changer la donne sur l'installation des entreprises. Sachant que l'accès à la main d'œuvre sera plus difficile, on devrait assister à un recul. Je pense qu'il y a maintenant une deuxième partie à jouer en ce qui concerne la mise en œuvre de cette initiative.»

Michel Charrat, président du Groupement transfrontalier européen: «Je ne pensai pas pouvoir vivre ça plus de 40 ans après les initiatives Schwarzenbach. Les conséquences pour les frontaliers sont les mêmes que les conséquences pour les Suisses dans leur ensemble. Ce qui est mis en péril, c'est l'économie suisse toute entière. Notre sort est intimement lié. C'est un véritable bouleversement. La libre circulation est un principes de bases des accords bilatéraux. Ils doivent donc tomber. Il y a tellement de choses en jeu qu'il est pour le moment impossible d'imaginer toutes les conséquences.»

D'autres réactions à suivre dans nos éditions payantes du lundi 10 février (TDG)

Créé: 09.02.2014, 18h37

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