33?500 signatures pour le libre choix de l'assurance-maladie des frontaliers

Pétition96% des frontaliers travaillant en Suisse ont choisi l’assurance privée. En 2014 ils seront affiliés au régime français et ne pourront plus se faire hospitaliser à Genève, sauf urgence.

Le préfet de Haute-Savoie, Philippe Derumigny (à gauche) s’est vu remettre 33500 pétitions par Christian Aebischer, Michel Charrat et Daniel Fustier (de gauche à droite) du Groupement transfrontalier européen.

Le préfet de Haute-Savoie, Philippe Derumigny (à gauche) s’est vu remettre 33500 pétitions par Christian Aebischer, Michel Charrat et Daniel Fustier (de gauche à droite) du Groupement transfrontalier européen. Image: Lucien Fortunati

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Dix-sept caisses contenant 33?500 pétitions ont été déposées ce matin à 8?h?45 sur le perron de la préfecture de Haute-Savoie, à Annecy. «Et ce n’est pas fini, tous les jours, on en reçoit de nouvelles», souligne le président du groupement transfrontalier européen (GTE), Michel Charrat.

A travers leur association, les frontaliers se mobilisent afin d’obtenir le maintien du libre choix de l’assurance-maladie. En effet, les frontaliers doivent souscrire une assurance de soins, qui couvre les frais médicaux, pharmaceutiques et hospitaliers. Trois choix s’offrent à eux: auprès d’une caisse d’assurance-maladie soumise au régime légal suisse LAMal ou à la Couverture Maladie Universelle de base (CMU) avec une mutuelle ou auprès d’une assurance privée.

Jusqu’au 31 mai 2014

Or, cette troisième option est ouverte jusqu’au 31 mai 2014. Au-delà de cette date, selon la législation actuelle, toutes les personnes affiliées à une assurance privée basculeront automatiquement à la CMU. «C’était déjà le cas le 1er juin 2009. A l’époque, en 2007, le GTE s’était saisi du dossier et avait obtenu une prolongation jusqu’en 2014», explique Michel Charrat.

Pourquoi vouloir à tout prix maintenir le système des assurances privées?

«D’abord parce que beaucoup de frontaliers souhaitent avoir la possibilité de se faire soigner aux Hôpitaux universitaires de Genève. Or, c’est impossible avec la CMU sauf urgences», indique le président. «Quant aux caisses soumises à la LAMal, elles sont chères et certaines assurances ont exclu les portefeuilles frontaliers.»

96% des frontaliers en assurance privée

C’est d’ailleurs ce qui explique que 96% des 200?000 frontaliers travaillant en Suisse ont choisi l’assurance privée. Les pétitionnaires réclament donc le maintien de ce libre choix. «Et ce, jusqu’à ce que la Suisse adhère à l’Europe», lance Michel Charrat. Transmise à la présidence de la république, à Matignon et aux ministères concernés, la pétition vient en complément du travail de lobbying du groupement. «Notamment auprès des députés. Sinon, à quoi cela sert-il d’avoir des représentants à l’Assemblée nationale», conclut Michel Charrat.

Créé: 26.06.2012, 14h08

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