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Le mystère de la station service d'Ambilly s'éclaircit

Les versions contradictoires se succèdent sur le casse de la station Tamoil. Un braquage a bien eu lieu.

La station Tamoil de la route d'Ambilly
La station Tamoil de la route d'Ambilly
Fabien Kuhn (archives)

Brigandage ou exercice? Les versions se sont succédé sur ce qui s'est réellement passé vendredi matin à la station service Tamoil, route d'Ambilly.

Acte un. Vendredi, peu avant 8 heures, la nouvelle tombe. Un braqueur s'en est pris à la station. Des voitures de police passant en trombe sont entendues par des passants. Questionné, le porte-parole de la police, Jean-Philippe Brandt, confirme: «Un homme a pénétré dans le local, s'est emparé de la recette et s'est enfui à pied en France en traversant le Foron.»

Contactée, la mairie de Thônex confirme à son tour. Le maire, Marc Kilcher, relève que «la zone frontière est particulièrement sensible, elle amène passablement de problèmes. En France, elle considérée comme une zone de sécurité prioritaire. A Genève, c'est moins évident.» La nouvelle est postée sur le site de la Tribune de Genève.

Acte deux. Sur place, la version est différente! Dans la petite station qui exerce également la fonction de bureau de change, l'ambiance est tendue lorsque le journaliste arrive. Normal après un braquage? En fait, non. Le responsable explique qu'il y a eu un exercice de sécurité et qu'il ne s'est rien passé. Mais la police? Mais les voitures? «Au revoir Monsieur.» La Tribune rectifie sa première nouvelle.

Acte trois. En fin de matinée, Jean-Phlippe Brandt reprend contact. Il confirme la version de la police. «Sous la menace, une employée a dû ouvrir la caisse, puis le malfrat s'est enfui. L'alerte a été lancée aussi côté français.»

Acte quatre. Pour en avoir le cœur net, la direction de Tamoil est contactée. Qui de la police ou de l'équipe du bureau d'Ambilly dit la vérité? En début d'après-midi, son porte-parole, Stéphane Trachsler, répond: c'est la version de la police qui est la bonne. «Une employée, choquée par les événements, a d'ailleurs été mise en observation, elle vient d'en sortir.» Le responsable sait-il pourquoi l'équipe sur place a inventé un exercice qui n'a pas eu lieu? «Je ne sais pas», répond-il prudemment.

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