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Les alarmes se déclenchent et ce n’est pas pour du beurre fondu

Les pompiers sont intervenus samedi soir sur des sinistres signalés par les détecteurs automatiques. Un hôtel de la rue Voltaire a dû être entièrement évacué.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
MAGALI GIRARDIN

La dernière fois que les pompiers sont venus garer leurs véhicules aux abord de l’hôtel, c’était en plein été et en plein jour. Une histoire de fumée en sous-sol, courant 2017, suite à la découpe au chalumeau d’une citerne. Cette fois, c’est dans la nuit et au sixième étage.

Donc, ce samedi soir, vers 23h, les hommes du SIS sont de retour à l’Ibis du bas de la rue Voltaire. L’alarme automatique de l’établissement, reliée à la centrale 118, s’est déclenchée. Elle a bien fait.

Cause accidentelle

De la fumée sortait d’une chambre dont les fenêtres donnent sur la rue Jean Dassier. «Un gros dégagement à notre arrivée», précise le capitaine Frédéric Jaques. En cause: un problème, à l’évidence accidentel, dans les faux-plafonds techniques de la salle de bain. Les clients impactés se sont autoévacués. Tous les autres doivent quitter leurs chambres sur les sept étages que compte l’hôtel.

«Soit 109 occupants évacués, ajoute l’officier de direction du SIS. Sur le nombre, 19 ont été contrôlés au nid de blessés, mais aucun ne nécessitait un transfert vers l’hôpital. Une dizaine de clients ont été relogés dans un autre Ibis de la place; tous les autres ont pu regagner leurs chambres dans la nuit.»

Fumée dans un laboratoire

Plus tôt dans la soirée de samedi, les pompiers sont intervenus à Plan-les-Ouates, au chemin des Aulx, dans la zone industrielle. Ici aussi, une alarme automatique détectant le départ d’un vrai feu. De la fumée avait envahi un laboratoire. Il a fallu l’extraire après avoir éteint, puis procéder à une «levée de doute concernant les produits dangereux présents dans le labo», précise le capitaine Jaques.

Ses hommes ont investi une troisième adresse, toujours samedi avant minuit. A Carouge, sur un chantier relativement important de la rue des Horlogers. Au pied d’une grue, fort dégagement de fumée. «Le feu avait pris en sous-sol, dans le local de pause des ouvriers. Des habits et du matériel.»

Un environnement froid comme la température de l’air, au milieu d’un chantier au repos depuis plus de 24 heures. Suspicion de quelque chose. Dans les mains de la police technique et scientifique, qui s’est à son tour déplacée.

Pyrotechnie au stade de Genève

Les pompiers auraient pu ajouter un quatrième sinistre et venir, sur le coup de 19h, en renfort de leurs confrères volontaires assurant la préservation incendie du stade de la Praille. Tribune sud, une vingtaine d’engins pyrotechniques allumés en même temps par les supporters bâlois. De la fumée comme des nappes de brouillard au-dessus des Franches-Montagnes.

L’arbitre interrompt brièvement la rencontre. Plus tard, la pyrotechnie change de couleur. Fumée grenat, tribune nord. Il y avait beaucoup de policiers autour du stade, avant et après le match. A la fouille, on ne sait pas.

Les Bâlois avaient pour habitude de cacher fusées et fumigènes dans leurs tambours. Il n’y avait pas de cliques samedi soir dans les gradins de la Praille. Mais des pompiers, en congé ce soir-là, qui ont eux aussi apprécié la victoire convaincante du Servette.

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