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Aéroport de GenèveDes employés dénoncent leurs conditions de travail

Des employés de Custodio, une société qui s'occupe de la sûreté des bagages et des passagers à Genève Aéroport, se disent proches de la rupture.

Le feu couve à l'aéroport de Genève.
Le feu couve à l'aéroport de Genève.
Keystone

Quatre employés de Custodio, une société qui s'occupe de la sûreté des bagages et des passagers à Genève Aéroport, ont dénoncé jeudi devant la presse leurs conditions de travail. Pour le syndicat SSP qui les soutient, l'État doit reprendre en mains les tâches liées à la sûreté sur la plate-forme aéroportuaire.

Pression de la part de la hiérarchie, temps de pause non-respectés, services de piquet à rallonge, missions hors attribution, dates de vacances imposées, ingérence dans la vie privée, salle de repos inadaptée, arrêts maladie sans salaire: la liste des doléances des employés est longue. Épuisés, ils craignent qu'un jour il puisse y avoir un pépin lourd de conséquences.

«Il n'y a aucune communication de la part de notre employeur», déplore une collaboratrice, qui veut garder l'anonymat par peur des représailles. Le SSP a régulièrement alerté l'Office cantonal de l'inspection et des relations du travail (Ocirt) ainsi que l'organe de surveillance de l'application de la CCT, sans succès. Le responsable de Custodio à Genève n'était pas joignable jeudi pour une réaction.

Au Grand Conseil

Selon le SSP, «il est indéniable que la sécurité des emplois et des passagers n'est pas assurée». Il est grand temps que Genève Aéroport reprenne l'ensemble des tâches liées à la sécurité, souligne le syndicat. La sûreté est une tâche régalienne de l'État, a martelé Jamshid Pouranpir, secrétaire syndical.

Le SSP compte sur un projet de loi déposé en juin par le député socialiste Christian Dandrès pour changer la donne. Ce texte, qui doit être discuté en commission, vise à arrêter l'externalisation des tâches de sûreté à Genève Aéroport.

Il a été déposé dans le sillage des affaires des marchés publics attribués par Genève Aéroport dans le domaine de la sûreté. Le Ministère public a ouvert en mai une procédure pour corruption passive et active ainsi que pour gestion déloyale. Le chef de la sûreté de Genève Aéroport avait notamment été interpellé.

(ats)

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