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La droite et le MCG jouent la carte de l’unité autour de RIE III

Oubliées les bisbilles sur le volet genevois de la réforme! Sur le volet fédéral de la réforme, il n’y a pas l’ombre d’une divergence.

Président des libéraux-radicaux, Alexandre de Senarclens met en garde: «Genève est le canton qui a le plus à perdre en cas de refus.»
Président des libéraux-radicaux, Alexandre de Senarclens met en garde: «Genève est le canton qui a le plus à perdre en cas de refus.»
Guiraud (archives)

Soumise en votation le 12 février, la réforme fédérale de l’imposition des entreprises (RIE III) est plébiscitée à Genève par quatre partis: le PLR, le PDC, l’UDC et le MCG. Le message que leurs représentants ont transmis vendredi est clair. Selon eux, la Suisse et Genève doivent accepter cette révision pour préserver l’emploi et la compétitivité du pays.

Notre dossier sur RIE III, le taux unique d'imposition des entreprises

Président des libéraux-radicaux, Alexandre de Senarclens met en garde: «Genève est le canton qui a le plus à perdre en cas de refus.» Il qualifie par ailleurs le projet d’application de la réforme fédérale présenté par le Conseil d’Etat de «nuancé et très éloigné du dumping fiscal». Actuellement étudié par la Commission fiscale du Grand Conseil, le dispositif cantonal sera soumis au vote des Genevois en septembre. Du moins si les Suisses approuvent la RIE III fédérale le 12 février.

1 milliard est en jeu

Ana Roch, présidente du MCG, rappelle ensuite l’importance des multinationales à Genève. Celles-ci représentent 20 000 emplois directs, ainsi que 40 000 emplois indirects, et versent 1 milliard d’impôts, impôt fédéral direct (IFD) compris. «RIE III permettra d’éviter leurs départs et attirera de nouvelles entreprises», complète François Baertschi, député MCG.

L’UDC abonde. «La Suisse est pénalisée par le franc fort, cette réforme lui permettra de rester compétitive», commente Marc Fuhrmann, président du parti. Le député Christo Ivanov plaide de son côté pour les PME: «Elles ont besoin d’avoir une marge de manœuvre supplémentaire pour pouvoir engager.»

S’agaçant de la guerre des chiffres lancée lors de la campagne, Bertrand Buchs, président du PDC, dénonce les arguments «mensongers» des opposants. «Il n’y aura ni baisse de prestations ni augmentation de l’imposition des personnes physiques. Il n’y en a pas eu avec RIE II, il n’y en aura pas cette fois non plus.»

Des pertes suivies d'augmentations

Le député PLR Yvan Zweifel en est d’autant plus certain qu’il est allé rechercher les effets sur les rentrées fiscales de la deuxième réforme fédérale (RIE II). «Il est vrai que l’IFD a reculé de 3% en 2011, mais dès 2012 on est revenu au niveau de 2010. La réalité, c’est que, entre 2007 et 2015, l’impôt sur les personnes morales a progressé de 43%.»

Quant aux petites dissensions sur le fait de signer ou non la convention interpartis sur le volet genevois de la réforme, elles sont anecdotiques pour le président du PLR. «Ce qui importe, enchaîne Ana Roch, c’est d’affirmer que nous sommes unis sur la réforme fédérale. Car si elle est rejetée, il n’y aura plus rien à négocier sur le projet cantonal.»

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