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Des consignes sur le ramadan envoyées «par erreur» dans les écoles

Un document non validé par la hiérarchie a été envoyé aux directeurs d’école. Il envisage des aménagements pour les élèves qui jeûnent.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Keystone

Un document pour le moins surprenant a été envoyé aux directeurs de l’enseignement secondaire II (collèges et écoles de commerce) au mois de mai. Il s’agit de «recommandations en cas de jeûne sur le temps scolaire», comme l’a révélé samedi le journal le Temps. Ce texte émane du Service de santé de l’enfance et de la jeunesse (SSEJ) mais n’a pas été validé par le Département de la formation et de la jeunesse (DFJ), qui parle d’une erreur. Il suscite déjà la polémique.

Le texte envoyé aux écoles décrit les effets physiques d’un jeûne et suggère des recommandations aux enseignants s’ils étaient confrontés à des cas problématiques, comme des hypoglycémies ou des déshydratations. Sauf accord des parents, il est recommandé aux enseignants d’alerter un médecin du SSEJ, «qui endossera la responsabilité médicale pour une rupture du jeûne».

Ces recommandations vont jusqu’à proposer plusieurs aménagements, toujours selon le Temps. Il s’agit de faire preuve de tolérance durant les cours de gym. Il est aussi recommandé que les camps ou les voyages d’études «se déroulent, dans la mesure du possible, hors période de jeûne.»

Ce document va à l’encontre d’une brochure édictée en 2016 par le Canton et rappelant les principes de la laïcité à l’école. Selon le DFJ, il s’agit d’une erreur. «Aucune dérogation n’est faite pour des motifs religieux, indique son porte-parole, cité par le Temps. Il ne s’agit pas d’une directive mais de recommandations à destination interne. Il contient des imprécisions qui comportent des marges d’interprétation, étant entendu qu’aucune dispense ne doit être accordée pour ce motif.» Il indique qu’une rectification sera faite la semaine prochaine.

Jean Romain, président PLR du Grand Conseil, se dit consterné par ces recommandations, «alors que la ligne que l’école doit suivre est parfaitement claire. Les religions ne doivent ni légiférer ni réglementer le domaine public. Nous avons adopté une loi sur la laïcité, appliquons-la!»

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