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MeyrinCollisions de protons à une énergie record au CERN

Dans la nuit de mercredi à jeudi, des faisceaux de protons sont entrés en collision à une énergie record de 13 téraélectronvolts (TeV) à l'occasion de tests effectués au LHC du CERN.

Le Grand collisionneur de hadrons (LHC), au CERN.
Le Grand collisionneur de hadrons (LHC), au CERN.
ARCHIVES, Keystone

Six semaines après la remise en marche du Grand collisionneur de hadrons (LHC) au CERN, des faisceaux de protons sont entrés en collision à une énergie record de 13 téraélectronvolts (TeV).

C'est l'une des étapes requises en vue de la deuxième période d'exploitation. Ces collisions ont été enregistrées dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN). Il s'agit pour l'instant seulement de tests et non de la recherche de nouvelles particules élémentaires.

Le mois dernier, les faisceaux de protons ont fait leur retour pour la première fois dans l'accélérateur, après deux années de travaux. Le 10 avril, un premier faisceau a circulé à l'énergie record de 6,5 TeV.

Ces nouvelles collisions à 13 TeV, près du double de l'énergie produite lors de la première phase d'exploitation, doivent permettre de tester les améliorations apportées et de vérifier la synchronisation de tous les éléments du détecteur.

Enregistrements des données en juin

La phase de remise en route est prévue sur huit semaines. D'ici début juin, l'équipe responsable des opérations devrait donner le coup d'envoi aux expériences LHC pour commencer à enregistrer des données pour la physique à ce nouveau niveau d«énergie.

Le LHC, qui avait permis de confirmer l'existence du boson de Higgs en 2012, devrait utiliser sa pleine capacité entre 2016 et 2018. Plus d'énergie signifie la production, lors des collisions, de particules avec une masse plus élevée qui n'ont jamais été détectées à ce jour. C'est aussi l'occasion de créer de nouveaux états de la matière.

Les physiciens espèrent notamment connaître un peu mieux cette matière noire invisible et cette énergie noire qui composent la majeure partie de l'Univers. Les scientifiques ne «voient» pour l'instant cette étrange matière qu'au travers de ses effets gravitationnels. Sa nature demeure une énigme.

ats

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