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Dans les champs genevois, le ver de terre chasse la charrue

L’agriculture de conservation redonne vie aux sols surexploités. Des précurseurs tirent un bilan positif de leur conversion.

Autour de Christophe Bosson, un couvert végétal.
Autour de Christophe Bosson, un couvert végétal.
L.D.S.

Les grandes cultures genevoises vivent une révolution. Synthétisée à l’extrême, celle-ci supprime le labour et introduit la plantation d’un mélange de végétaux entre deux cultures pour ne plus laisser le sol à nu. Peu à peu, des producteurs genevois s’y sont convertis. Comment voir le changement? Il suffit d’observer les champs, précisément en ce moment. L’étrange mélange de tournesols, de fèves, de pois, de radis, de lin? Voilà ce que les agronomes nomment «couverts végétaux». Avec le gel et le passage d’un rouleau, ces plantes hétéroclites s’abaisseront pour protéger la terre. Et surtout, elles la nourriront. Un engrais naturel, en somme.

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