Le CEVA plante un garage pile devant sa boutique

GenèveLe commerçant est fâché car son chiffre d’affaires en pâtit. Il a obtenu des CFF un petit effort.

Le box couvert édifié par les CFF juste en face de l’entrée de l’épicerie Riota.

Le box couvert édifié par les CFF juste en face de l’entrée de l’épicerie Riota. Image: LAURENT GUIRAUD

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

L’histoire devrait finir à peu près bien, c’est-à-dire par un modeste compromis. Courant juillet, des ouvriers ferment le cheminement piétonnier devant l’épicerie Riota, au coin de la rue de Savoie et de l’avenue de la Gare-des-Eaux-Vives. Ils plantent un minigarage deux mètres devant l’entrée. Le patron est vert.

Il faut dire qu’elle en a vu des belles, cette boutique spécialisée dans «l’alimentation multiculturelle». «Il y a d’abord eu la fermeture de la rue de Savoie pendant des mois et puis sa réouverture à sens unique seulement», explique le patron, Rashid Harun. Et il y a surtout le chantier du Léman Express, avec ses va-et-vient de camions, ses sens de circulation modifiés, son silo à béton…

Il y a trois semaines, c’est le pompon. Les trois arbres devant l’épicerie sont abattus et les quelques places de parc supprimées. Une de ces places était réservée au véhicule d’une villa contiguë; il faut la remplacer! Les CFF édifient alors un box couvert, juste devant la boutique.

Ni une ni deux, le chiffre d’affaires descend de 60%, affirme le commerçant, qui commence une longue quête pour trouver un responsable à qui parler. Pauvre Ville de Genève! C’est à elle que tout le monde pense quand quelque chose tourne mal. Un courrier est envoyé au conseiller administratif Rémy Pagani, qui renvoie à d’autres. Un député Vert, François Lefort, est aussi contacté. Bilan des recherches: ce sont les CFF qui doivent agir.

Quand on se rend sur les lieux, on trouve Étienne Carroy, chef de projet à Immobilier CFF, en grande conversation avec Rashid Harun devant l’épicerie. Souriant et sympathique, le représentant de la régie des transports propose un compromis, mais la marge de manœuvre est limitée. Il propose d’entourer le minigarage par des grilles plutôt que par des parois fermées. «Ainsi, les passants verront votre boutique», affirme-t-il. En revanche, pas question de rouvrir le cheminement piétonnier. Il tente de consoler le boutiquier. «Soyez patient, votre commerce est juste devant l’entrée principale de la gare. Il aura beaucoup de succès.» Mais la fin du chantier du CEVA est prévue à la fin de 2019… (TDG)

Créé: 08.08.2018, 22h30

Articles en relation

L’horizon s’ouvre à nouveau pour le chantier du CEVA

Rail Le projet n’a plus à craindre de retard dû à la polémique sur les protections acoustiques. Plus...

Les places sont chères dans les gares du CEVA

Immobilier et transports Aux Eaux-Vives, les deux tiers des surfaces en sous-sol ont déjà trouvé preneur. Ces nouveaux pôles vont aussi peser sur l’immobilier commercial avoisinant. Plus...

Le CEVA poursuit sa course d'obstacles

Chemin de fer Des oppositions ont été levées à Pinchat, mais d'autres y sont toujours en force et une enquête est en cours à Champel. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

L'accord sur le Brexit divise le gouvernement britannique
Plus...