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Après un vote raté sur Internet, une citoyenne écope d’un avertissement

La Genevoise proteste de sa bonne foi. La Chancellerie donne des explications.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Laurent Guiraud

Recevoir une lettre officielle, avec allusion à plusieurs articles du Code pénal, c’est la mésaventure qui est arrivée à une électrice genevoise après le scrutin du 12 février. Datée du lendemain, la missive du Service des votations et élections constate qu’elle a «tenté de voter deux fois, la première par Internet et la seconde par correspondance», et que le fait de voter plus d’une fois est «amendable». Un seul des votes ayant été enregistré, la lettre se veut un «avertissement».

La destinataire est très agacée. «J’ai d’abord essayé de voter par Internet en utilisant une tablette, mais bien que j’aie suivi la procédure sans interruption, le système m’a signifié un dépassement de temps et je n’ai reçu aucune validation de mon vote, raconte-t-elle. Comme je tenais à m’exprimer sur ces objets importants, je me suis repliée sur le vote par correspondance. J’ai été très surprise de recevoir un tel courrier qui ne semble envisager à aucun moment que j’aie pu agir de bonne foi. Or je n’ai fait qu’accomplir mon devoir civique!»

Le guide du vote électronique qui figure sur le site de l’Etat prévoit ce cas de figure. Un message signalant que la session est échue peut s’afficher soit parce qu’on a pris trop de temps, soit en raison d’une fausse manœuvre (utiliser les commandes de son navigateur plutôt que celles propres à l’application de vote). Dans ce cas, poursuit le guide, on ne peut «malheureusement plus voter de manière électronique pour des raisons de sécurité» et il «reste cependant la possibilité (dans la mesure du possible) de voter par correspondance ou à l’urne, le cas échéant».

Interpellée, la Chancellerie explique qu’elle scanne systématiquement les cartes de vote pour repérer si l’électeur ne s’est pas déjà exprimé et annule le second vote le cas échéant. Un avertissement est alors émis. Seul un double vote avéré sera dénoncé au Ministère public. Cinq avertissements ont été envoyés après le scrutin du 12 février.

«Sans connaître l’identité de cette personne, il est difficile de mener des investigations pour identifier l’origine du problème», poursuit la Chancellerie, qui suppose une erreur de manipulation de la part de la votante. Mais elle affirme que le vote électronique avait bel et bien dû être enregistré. L’Etat précise qu’on peut toujours vérifier la validation de sa voix électorale en revenant sur le site et en entrant son numéro: le code de finalisation s’affichera alors avec la date et l’heure du vote. On peut aussi recourir durant les périodes électorales à une assistance technique au 0840 235 235.

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