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Le vote électronique était un échec programmé

Selon la Cour des comptes, les contraintes de temps et d’argent imposées au départ par la Chancellerie et le Conseil d’État condamnaient le projet d’avance.

C’est une analyse de la Cour des comptes qui n’est pas destinée à être publiée. Un lanceur d’alerte anonyme a dénoncé auprès de l’institution de surveillance un «gaspillage de plus de 20 millions de francs d’argent public» avec l’abandon du vote électronique genevois. «Un naufrage qui aurait facilement pu être évité», selon lui. Pour rappel, le Conseil d’État a annoncé à la fin de novembre qu’il allait mettre un terme au développement de la plateforme genevoise d’e-voting, CH Vote. On apprend selon un courriel confidentiel de la Cour des comptes que l’agenda et le budget imposés ne laissaient quasiment aucune chance au projet de deuxième génération d’aboutir. Mais l’organe de contrôle indépendant n’a pas souhaité poursuivre ses investigations. Ni répondre à nos questions.

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