Vol de montre: un témoin à la rescousse du policier

Salon de la haute horlogerie (SIHH)L’avocat de l’agent estime qu’un témoignage innocente son client dans le larcin survenu en janvier.

Image: Reuters

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Un policier est mis en cause depuis deux mois après le vol d’une montre à 6500 fr. au Salon de la haute horlogerie (SIHH). Arrêté mi-janvier, ce Suisse de 29 ans a passé neuf jours en cellule avant que le Parquet ne le libère.

Selon nos renseignements, outre le vol, le gendarme est poursuivi pour abus d’autorité: il aurait commis sa première faute à l’entrée du salon à Palexpo le 17 janvier: il a montré sa plaque de police afin de rentrer lors d’une journée qui n’était pas ouverte au grand public. Le larcin est survenu en fin d’après-midi, dans une salle d’exposition d’Hermès. Un employé de cette société a d’ailleurs été entendu par le Ministère public. D’après la défense, il affirme notamment avoir constaté la disparition de l’objet volé avant de voir le prévenu entrer dans la salle. Il ne l’a pas remarqué avant le forfait. Pas plus qu’il ne l’a vu manipuler la montre, note Me Robert Assaël, avocat de l’agent: «Ce témoignage innocente mon client».

L’agent soutient être resté juste quelque 30 secondes dans la salle où se trouvaient trois présentoirs à montres (dont celle volée). Il répète ne pas y avoir mis les mains et demande que soient relevées les empreintes sur les présentoirs, histoire d’être blanchi. Son avocat requiert aussi que soient entendues la cinquantaine de personnes présentes dans cette salle au moment du vol: «L’employé interrogé a dit que le voleur peut être l’un de ces personnes.» Parmi elles, deux visiteurs asiatiques et un autre homme ont quitté rapidement la salle, selon un témoignage. Un trio qui aurait été fouillé ensuite, puis relâché sur place par un policier.

Pour Me Assaël, «toutes ces injustes accusations» nuisent à la réputation de son client, d’origine tunisienne. Lors de la perquisition chez l’agent, la police a retrouvé, parmi de nombreux livres, quelques-uns sur l’islamisme. Ce qui a nourri la rumeur d’un prévenu radicalisé. Or ce policier affirme qu’il souhaite juste se spécialiser dans ce domaine d’enquête.

Le fait que les inspecteurs aient retrouvé dans son casier professionnel une arme à air comprimé n’a rien arrangé… Ce n’était pas la sienne, assure la défense. Le fonctionnaire n’en est pas moins poursuivi pour violation de la loi fédérale sur les armes. «Le dossier est vide, poursuit l’avocat. Il n’y a aucune preuve. L’acquittement intégral sera plaidé. Quant à la détention, elle était totalement arbitraire. Etait-ce un moyen de faire pression pour qu’il avoue ce qu’il n’avait pas fait?» (TDG)

Créé: 14.03.2018, 07h19

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