Voiture ou vélo? Les élus genevois se dévoilent

MobilitéConseillers d'Etat et administratifs révèlent leurs habitudes alors que le salon de l'automobile se termine.

Le boulevard du Pont d'Arve, artère passante à Genève.

Le boulevard du Pont d'Arve, artère passante à Genève. Image: LAURENT_GUIRAUD

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Le Salon de l’auto touche à sa fin. Nous en avons profité pour interroger les magistrats de l’État et de la Ville de Genève sur leurs habitudes en matière de mobilité. Dans l’air du temps, nombreux disent avoir une relation distante avec la voiture. Certains refusent même de mentionner la marque de leur véhicule. Seuls Nathalie Fontanet, Serge Dal Busco et Mauro Poggia ne boudent pas leur plaisir! Quant au conseiller administratif Rémy Pagani, il n’a pas donné suite à nos questions, que voici:

1. Quel est votre lien avec l’automobile?

2. Quelle voiture possédez-vous?

3. Comment vous rendez-vous au travail?

Antonio Hodgers, Président du Conseil d’État.

1. Mon lien avec la voiture est réduit et fonctionnel. Je ne l’utilise que lorsque je peux difficilement faire sans. Il s’agit donc plutôt d’une utilisation dictée par la raison que par le plaisir.

2. Ne désire pas communiquer la marque de sa voiture.

3. Je privilégie le vélo.

Nathalie Fontanet, Département cantonal des finances.

1. J’ai toujours eu un lien assez étroit avec l’automobile, elle est pour moi un symbole de liberté. L’automobile est indispensable pour certains, en particulier professionnellement. Cela étant, notre société évolue et je suis convaincue qu’en ville nous devons privilégier les transports publics et professionnels.

2. Mercedes classe B.

3. La semaine, j’y vais en bus et à pied. Le week-end, j’utilise ma voiture, ce qui me permet de ramener des valises de travail à la maison.

Pierre Maudet, Département cantonal du développement économique.

1. Relation utilitaire, et c’est tout.

2. VW Touran.

3. J’utilise quotidiennement plusieurs modes de transport, mais en priorité le train pour les longues distances et la marche pour les courtes distances. Entre deux, je prends volontiers la voiture de fonction pour passer d’un rendez-vous à l’autre.

Mauro Poggia, Département cantonal de la sécurité, de l’emploi et de la santé.

1. Pour moi, conduire doit être un plaisir, raison pour laquelle je n’utilise pas ma voiture en ville. Dans mon choix, je cherche à associer sportivité et respect de l’environnement.

2. BMW hybride i8.

3. En scooter.

Serge Dal Busco, Département cantonal des infrastructures.

1. C’est un lien à la fois passionné et rationnel. J’aime conduire, je l’avoue, en particulier des voitures dites «sportives», mais pas en ville où je considère que la priorité doit être aux transports publics, à la mobilité douce et aux transports professionnels.

2. Ne désire pas communiquer la marque de son véhicule.

3. Je suis «multimodal», et je me déplace donc en transports publics ou en voiture selon le lieu et l’heure à laquelle débute ou se termine ma journée de travail. Durant la journée, je me déplace le plus souvent à pied pour mes divers rendez-vous, ou en transports publics.

Anne Emery-Torracinta, Département cantonal de l’instruction publique.

1. Utilitaire.

2. Cela n’a aucune importance.

3. En voiture. Comme j’habite loin de la ville et que mes horaires sont irréguliers, c’est encore le mode de transport le plus pratique. Une fois que je suis en ville, par contre, je me déplace surtout à pied, voire en bus.

Thierry Apothéloz, Département cantonal de la cohésion sociale.

1. Je n’ai plus d’automobile personnelle depuis plus de douze ans. Si je dois me déplacer, je prends le train et/ou Mobility.

2. Pas de voiture

3. À vélo tous les jours.

Sami Kanaan, Département municipal de la culture et du sport.

1. Je n’ai pas d’attachement affectif particulier à l’automobile et je n’ai plus de voiture personnelle depuis l’année passée, remplacée par l’usage des différents moyens adéquats en fonction des circonstances (à pied, TPG, train, Mobility, Catch a Car, autopartage privé).

2. Pas de voiture.

3. Je me déplace essentiellement avec un vélo électrique; je prends le train pour aller ailleurs en Suisse, rarement la voiture de fonction.

Guillaume Barazzone, Département municipal de l’environnement urbain et de la sécurité.

1. Un lien distant.

2. Ne désire pas communiquer la marque de sa voiture.

3. En général à vélo.

Sandrine Salerno, Département municipal des finances et du logement.

1. Il est cinématographique. Petite, j’aimais les aventures de la Coccinelle à Mexico et plus tard les courses-poursuites de James Bond.

2. Pas de voiture.

3. J’ai la chance de pouvoir y aller à pied.

Esther Alder, Département municipal de la cohésion sociale et de la solidarité.

1. Le même lien que celui que j’entretiens avec un objet qui peut m’être utile. Je n’y associe aucun prestige, aucun symbole particulier. Je ne suis pas sensible aux carrosseries rutilantes, ni aux dernières découvertes technologiques, sauf si elles limitent la pollution. Pour moi, une voiture doit être sûre, pas trop chère, et surtout la moins polluante possible.

2. Une voiture familiale.

3. J’ai parfois pris le taxi, alors que d’autres utilisaient la voiture officielle, car j’estimais que c’était moins onéreux pour la Ville. Cela m’a été reproché par la Cour des comptes. Alors je ne prends plus le taxi et utilise le moyen le plus adéquat, selon les circonstances: le plus souvent possible le vélo ou la marche.

Créé: 16.03.2019, 07h56

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Commentaire : Cette auto qui devient taboue!

Dites-moi quelle voiture vous possédez et je vous dirai qui vous êtes! Pendant longtemps, l’automobile a été perçue comme un symbole de liberté. Mais aussi de prestige. Un temps où les fanatiques de rutilantes et onéreuses carrosseries se plaisaient à capter les regards en faisant vrombir le moteur de leurs «macchina».
Les temps ont changé. Et ces fous du volant semblent se ringardiser.
Du moins aux yeux d’une nouvelle génération qui défend le climat et dénonce les méfaits de l’auto.
Une pression qui ne laisse visiblement pas de marbre nos dirigeants locaux. La plupart d’entre eux disent avoir un lien distant avec la voiture. Et certains rechignent même à dévoiler la marque de leur véhicule…
Mais qu’ont-ils donc à cacher, tous ces édiles soudain devenus Verts qui transforment l’auto en tabou?
Laurence Bézaguet

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