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«Le virus reste très présent à Genève»

Pour le deuxième jour consécutif, le nombre de patients aux soins intensifs est sous la barre des 50. Mais «l'épidémie n'est pas derrière nous», prévient Mauro Poggia.

Capture d'écran du site de Léman Bleu, qui diffuse le point sanitaire. De gauche à droite: Adrien Bron, directeur général de la Direction de la santé, le docteur Marc Niquille, chef de l’Etat-Major cantonal de conduite, la docteure Aglaé Tardin du service du médecin cantonal et Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé.
Capture d'écran du site de Léman Bleu, qui diffuse le point sanitaire. De gauche à droite: Adrien Bron, directeur général de la Direction de la santé, le docteur Marc Niquille, chef de l’Etat-Major cantonal de conduite, la docteure Aglaé Tardin du service du médecin cantonal et Laurent Paoliello, porte-parole du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé.
Capture d'écran

Oui, la situation est «rassurante». Non, il ne faut pas «lâcher» maintenant. «La décrue des hospitalisations se confirme, mais le niveau reste très élevé», a fait valoir le directeur général de la Direction de la santé Adrien Bron, lors du point sanitaire jeudi.

Selon les chiffres mis à jour jeudi à midi, le nombre d'hospitalisations liées au Covid-19 se monte à 393, soit 9 de moins que la veille. Pour le deuxième jour consécutif, le nombre de personnes aux soins intensifs reste sous la barre des 50. On en dénombre désormais 47, dont 45 sont intubées.

Six nouveaux décès

«Le virus reste très présent à Genève», ajoute Adrien Bron. Pour la seule journée de mercredi, ce sont 133 nouveaux cas positifs qui ont été diagnostiqués. Le nombre de nouvelles admissions est similaire à celui d'il y a une semaine. «On reste au-delà de la capacité usuelle d'accueil des HUG», rappelle la docteure Aglaé Tardin du service du médecin cantonal.

Genève enregistre également 6 nouveaux décès, portant le nombre total de victimes de l'épidémie à 125.

Le risque de «tout gâcher»

La perspective du week-end pascal donne des sueurs froides aux autorités. «L'épidémie n'est pas derrière nous. Si on a maîtrisé ses conséquences jusqu'à présent, c'est grâce aux efforts que nous avons tous consentis. Il est primordial que nous les poursuivions», martèle Mauro Poggia, conseiller d'Etat en charge du Département de la sécurité, de l'emploi et de la santé (DSES). En clair, respect des mesures de distanciation sociale, d'hygiène et sortir de chez-soi le moins possible.

Le Conseil d'Etat redoute que l'annonce du Conseil fédéral, mercredi, d'une potentielle sortie progressive du semi-confinement à partir du 26 avril soit mal interprétée. «Ce n'est pas pour tout de suite, il nous faut tenir jusque-là», a souligné le président du Conseil d'Etat Antonio Hodgers, lors du point presse. «Si nous nous relâchons maintenant, nous en paierons le prix», insiste de son côté Mauro Poggia. Il dit ne pas vouloir tenir une discours «alarmiste», mais «responsabilisant». Et prévient: «Il y a un risque de tout gâcher. La courbe commence à s'infléchir, mais elle peut repartir vers le haut. Le nombre de décès est déjà très élevé.»

Les autorités genevoises seront «attentives» au comportement des citoyens. Un important dispositif, composé de la police, des pompiers et de la protection civile notamment, sera déployé. «Les possibilités de sanction existent et elles seront appliquées le cas échéant», dit le docteur Marc Niquille, chef de l’Etat-Major cantonal de conduite. Les autorités se réuniront au cours du week-end pour évaluer la situation.

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