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Vingt ans après Srebrenica, les plaies restent ouvertes

Installé à Genève, l’ancien maire de la ville martyre de la guerre de Bosnie se souvient. «On nous a trahis», raconte-t-il. La prise de la ville par les forces serbes a conduit au massacre de milliers de civils.

Un survivant: Fahrudin Salihovic était le maire de Srebrenica lorsque la ville bosniaque est tombée aux mains des forces serbes. Réfugié à Genève depuis 2000, il travaille comme agent de sécurité et compte parmi les membres du Parti socialiste.
Un survivant: Fahrudin Salihovic était le maire de Srebrenica lorsque la ville bosniaque est tombée aux mains des forces serbes. Réfugié à Genève depuis 2000, il travaille comme agent de sécurité et compte parmi les membres du Parti socialiste.
Olivier Vogelsang

«Il n’y a pas de thérapie, de médicament pour oublier. Je me demande comment j’ai survécu.» Fahrudin Salihovic, aujourd’hui âgé de 55 ans, bientôt naturalisé Suisse, témoigne dans son appartement ensoleillé à Genève des jours sombres de Srebrenica, dont il a été maire. Il y a vingt ans, jour pour jour, cette enclave musulmane tombait aux mains des forces serbes. Elles commettaient à l’époque le pire massacre en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

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