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La Ville réaménage la roseraie du parc La Grange

Les plates-bandes seront complétées d’autres fleurs. Le concours de roses a lui été abandonné.

La roseraie du Parc Lagrange, en été.
La roseraie du Parc Lagrange, en été.
Paolo Battiston / archives

C’est un cri qui vient du cœur. «Au secours! On a volé les rosiers! Non, on les a arrachés… Il n’y a plus de concours de roses non plus! (…) C’est si triste. Elle est belle la Grande Genève! Mais elle manque de roses!» s’est récemment indignée Pierrette Gnaëgi dans le courrier des lecteurs de la Julie.

Que cette habitante soit rassurée. Les rosiers du parc La Grange sont partis pour mieux revenir. Mais il faudra s’armer d’un peu de patience. Ce n’est qu’en 2019 qu’on pourra à nouveau admirer les milliers d’arbustes éclore à l’arrivée de l’été.

La célèbre roseraie genevoise a entamé l’année passée une mue en profondeur. «Beaucoup de plantes étaient sèches et abîmées, il fallait les renouveler», explique Daniel Oertli, chef du service des espaces verts de la Ville de Genève. Depuis l'automne passé, une bonne moitié des plants ont été déracinés.

Tous les rosiers retirés seront toutefois remplacés, assure le spécialiste. Les jardiniers de la ville en profiteront pour replanter des variétés anciennes et résistantes. «L’objectif est d’abandonner tous les traitements chimiques d’ici 2020», rappelle Daniel Oertli.

D’autres végétaux viendront également compléter les plates-bandes. Il s’agit de la principale nouveauté de la future roseraie. «Les roses sont encore plus belles quand elles sont mises en valeur par d’autres fleurs, explique le responsable de la Ville. Cela permet aussi d’allonger la durée de floraison du site.» La surface et l’emplacement de celui-ci resteront identiques. Seuls les cheminements seront légèrement modifiés.

La transformation de ce secteur du parc durera environ deux ans. Une éternité pour les amoureux de la roseraie. Les jardiniers ont pensé à eux. A défaut de leur proposer des roses par milliers, ils leur offriront un fleurissement saisonnier composé de plantes annuelles.

Quant au traditionnel concours international de roses, il a été définitivement abandonné il y a deux ans déjà. «La compétition s’adressait exclusivement aux obtenteurs (ndlr: créateurs de roses), précise Daniel Oertli. Ce n’était pas très intéressant pour le public et cela demandait un énorme travail d’entretien au service.» Un nouveau rosier ne pouvant prendre la place d’un ancien pour des questions de qualité du sol, les jardiniers devaient changer la totalité de la terre à chaque nouvelle plantation, soit tous les trois ans. Avec un résultat peu flamboyant: «Comme les rosiers étaient jeunes, ils avaient rarement beaucoup de fleurs», observe le responsable. Avec la rénovation des lieux, le service mise sur le développement d’une «roseraie plus pérenne et plus durable».

Une question demeure: à combien se chiffre cette transformation? «Il est trop tôt pour dire, répond Daniel Oertli. Le financement de l’opération n’est pas encore totalement défini.»

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