La Ville de Genève renforce sa police municipale

SécuritéGuillaume Barazzone n’a toutefois pas voulu se prononcer sur le port d’arme réclamé par les agents.

Guillaume Barazzone, conseiller administratif à la Ville de Genève.

Guillaume Barazzone, conseiller administratif à la Ville de Genève. Image: Keystone

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Dès septembre, la Ville de Genève comptera 200 policiers municipaux, soit 26 agents de plus qu’aujourd’hui. «200, c’est l’objectif que nous nous étions fixé, s’est félicité Guillaume Barazzone, conseiller administratif en charge de la sécurité, ce lundi devant la presse. Notre ambition est désormais d’ouvrir deux nouveaux postes de police municipale en Ville de Genève, un au Petit-Saconnex où le projet est à bout touchant et un autre à Champel.»

La présentation officielle terminée, le ton du magistrat s’est rapidement durci. La date de ce lundi coïncide avec le début des «actions préventives» lancées par les syndicats des polices municipales genevoises. Inquiets pour la sécurité des agents depuis les menaces proférées par l’Etat islamique contre la Suisse et les forces de l’ordre, ces derniers ont annoncé qu’ils refuseront – en accord avec leur chef de corps – certaines missions à risques tant que le niveau d’alerte restera à son degré actuel ou qu’ils ne seront pas mieux protégés, soit armés.

Interpellé sur le sujet par les journalistes présents, Guillaume Barazzone botte en touche. «Nous n’avons reçu aucune demande des syndicats pour engager de nouvelles discussions, je ne souhaite donc pas parler par voie de presse interposée. La police municipale continuera de faire ce qu’elle a à faire et nous continuerons de notre côté à évaluer les risques pour nos agents.»

Selon les dernières informations fournies par la gendarmerie, rapporte le magistrat, aucun danger particulier menace actuellement les policiers. Jacques Dimier, commandant de la police municipale, confie toutefois avoir renforcé les patrouilles et incité toutes les personnes sous ses ordres à revêtir leur gilet pare-balles lorsqu’elles sont sur le terrain.

Damien Menetrey, président du Syndicat des polices municipales genevoises, dit attendre une réaction des magistrats des dix-huit communes qui abritent une police municipale avant d’aller plus loin dans leurs requêtes. «Nous voulons surtout être entendus et lancer le débat sur de nouveaux moyens de défense», précise-t-il. (TDG)

Créé: 19.01.2015, 17h54

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