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La Ville de Genève officialise son recours contre l'autoroute du Chablais

Les autorités municipales déposeront ce vendredi leur recours contre le projet autoroutier reliant Thonon à Machilly. Ils veulent démontrer «l’absence d’utilité publique» de l'infrastructure.

Le dossier sera porté par le conseiller administratif Rémy Pagani (à gauche sur l'image). À sa droite, Guillaume Barazzone, unique magistrat à s'être opposé à cette démarche.
Le dossier sera porté par le conseiller administratif Rémy Pagani (à gauche sur l'image). À sa droite, Guillaume Barazzone, unique magistrat à s'être opposé à cette démarche.

C'est officiel, la Ville de Genève déposera ce vendredi à Paris – et devant le Conseil d'État français – un recours contre le projet autoroutier du Chablais. L'Exécutif a mandaté pour cela (comme nous l'avions annoncé le 7 janvier) le cabinet d'avocats Huglo-Lepage, dont l'un des membres fondateurs n'est autre que l'ancienne ministre française de l'Environnement Corinne Lepage).

Ce nouveau tronçon doit relier Thonon-les-Bains à Machilly. Pour rappel, ce projet avait été déclaré d'utilité publique le 24 décembre 2019 par un décret du premier ministre français Edouard Philippe. Ce tronçon de 16,5 km devrait permettre de désenclaver le Chablais français, aujourd'hui peu doté en infrastructures de transports.

Dans un communiqué, les autorités municipales motivent leur recours afin de «démontrer l’absence d’utilité publique» du projet. Selon elles, ce tronçon n'est pas dénué d'«impact environnemental» pour la région genevoise. De surcroît, cette future autoroute entrerait« directement en concurrence» avec le Léman Express. «Face à l’urgence climatique, la Ville de Genève démontre ainsi sa volonté de se mobiliser contre un projet qui va à l’encontre des efforts déployés pour permettre à la population de se tourner vers des modes de transport plus respectueux de l’environnement», argue encore la Ville. Une démarche que soutient officiellement la Ville de Carouge.

Rappelons enfin que cette décision du Conseil administratif n'a pas été prise à l'unanimité. Le magistrat démocrate-chrétien Guillaume Barazzone s'était opposé à cette démarche. «Ce n'est pas à la Ville de Genève de s'immiscer dans des dossiers qui dépassent ses compétences. Ce projet devrait être discuté entre la Confédération et la France, à la limite entre le canton et ses homologues français. Nous ferions mieux de nous occuper de problématiques locales», avait déclaré l'élu dans nos colonnes.

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