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La Ville engage six moutons pour tondre l'herbe du parc La Grange

Le Service des espaces verts (SEVE) fait dans la «tonte écologique». A quatre pattes. Récit champêtre.

La vache broute, le mouton tond. L’une arrache tout, l’autre mange en surface. Pour prétendre à une «tonte écologique», mieux vaut donc opter pour les petits ovins plutôt que les gros bovins. Le Service des espaces verts vient ainsi de remplacer ses tondeuses électriques par du personnel à quatre pattes. Le projet ne date pas d’hier, mais le récent programme Urbanature, qui rêve à une Genève plus verte, s’est dit que le moment était venu de faire sortir du bois son animalité naturelle.

Chose dite, chose faite. Il y a dix jours, Guillaume Barazzone, magistrat urbain, a donné l’ordre d’externaliser six moutons faucheurs du parc animalier de la Bâtie pour les acheminer au parc La Grange. On a renoncé à faire escale au Jardin anglais, où l’herbe est rare (les pelouses postbicentenaire sont d’un moche, c’est à pleurer), pour aller chercher l’ombre et le calme au pied des fameux chênes centenaires colonisés par le Grand Capricorne.

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