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Une villa du XIXe flambe à Vésenaz. Interrogations

Inoccupée, la villa Decroux a été détruite samedi. Un voisin aurait vu quelqu’un dans la maison avant le feu.

La villa que l'État souhaite démolir est située au 1, chemin du Vieux-Vésenaz. Le feu a pris dans les combles.
La villa que l'État souhaite démolir est située au 1, chemin du Vieux-Vésenaz. Le feu a pris dans les combles.
DR

Le feu est parti samedi après-midi dans cette jolie villa ancienne sur la commune de Vésenaz. Avec sa verrière et ses fers forgés, c’est un exemple éloquent de l’architecture des villas de campagne de la fin du XIXe.

Mais selon une enquête du Courrier, l’affaire sent davantage que le brûlé… Peu avant l’incendie, qui a ravagé les combles, un voisin aurait en effet aperçu quelqu’un rôder dans le bâtiment abandonné.

Incendie criminel? Le soupçon plane. Selon les pompiers du SIS, un court-circuit est hors de cause, l’électricité ayant depuis longtemps été coupée dans la maison. Le feu étant en cours au moment de l’intervention, l’emplacement du foyer originel exact semble difficile à déterminer. Comme toujours en cas d’incendie, une enquête a été ouverte, menée par la brigade de la police technique et scientifique (BPTS).

Mais quel serait le motif de l’incendiaire? En mai dernier, sur son blog hébergé par La Tribune de Genève, la professeur d’histoire de l’art, Leïla El-Wakil, a consacré une note à l’histoire du bâtiment. Selon elle, la villa «construite vers 1880, illustre le savoir-faire technique et artistique de la villégiature, en usage durant la seconde moitié du XIXe siècle. Des éléments de véranda et balcons s’accrochent à une structure de maçonnerie qu’il est illusoire d’imaginer construire aujourd’hui. Les pierres qui ont servi à cet ouvrage sont des matériaux irremplaçables, qui disparaissent aujourd’hui dans l’indifférence quasi-générale.»

Si l’historienne s’est intéressée à cette villa, c’est aussi parce que celle-ci est menacée. Le propriétaire de la parcelle, l’État de Genève, a autorisé sa destruction, la coupe de chênes centenaires, pour y faire construire neuf appartements et un parking.

Des voisins ont recouru au Tribunal fédéral et le 19 juin dernier, la cour accordait l’effet suspensif aux recourants, bloquant ainsi la démolition et le chantier. L’incendie de samedi s’est donc déroulé dans un contexte pour le moins particulier.

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