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Versoix reste réfractaire aux antennes de téléphonie

La Commune maintient son moratoire sur l’installation de stations émettrices.

Le Conseil municipal de Versoix a décidé de garder une «attitude prudente» par rapport aux antennes de téléphonie mobile.
Le Conseil municipal de Versoix a décidé de garder une «attitude prudente» par rapport aux antennes de téléphonie mobile.
Pascal Frautschi (archives)

Le scepticisme qui a pu prévaloir en 2003 face aux ondes téléphoniques est-il encore de mise quinze ans plus tard? Oui, estiment les autorités versoisiennes. Le Conseil municipal de Versoix a décidé lundi soir de maintenir le moratoire qu’il avait lui-même institué en février 2003, et sans opposition, «concernant toute installation sur la commune d’antennes à relais pour la téléphonie mobile», en vertu du principe de précaution, et cela «jusqu’à ce que soient démontrées de manière absolue les preuves de leur innocuité». L’assemblée a ainsi suivi l’avis de l’Exécutif. Mais cela n’est pas allé sans débat.

Depuis décembre 2016, la Commune a été interpellée par quatre habitants, domiciliés sur les hauts de la zone urbanisée ou près du vallon de la Versoix, qui se plaignaient d’une faible couverture par le réseau mobile. Une commission du Conseil municipal a jaugé le thème. D’abord favorable à une levée du moratoire, elle a ensuite fait volte-face. La controverse a repris lundi en plénière. «La portée du moratoire est entière pour les parcelles communales et partielle pour toutes les autres, puisque la Commune n’est alors que consultée pour un préavis, le dernier mot revenant au Canton», a précisé la conseillère administrative Ornella Enhas. Chargée de l’Environnement, la socialiste a plaidé en faveur du maintien d’une «attitude prudente en attendant des solutions innovantes et des résultats scientifiques». L’assemblée l’a suivie, mais pas de façon unanime. Si 14 élus ont appuyé le maintien du moratoire, cinq se sont abstenus (MCG, quelques PLR et PDC) tandis que cinq autres, issus du PDC, ont voté l’abrogation.

«Dans cette salle, on baigne dans les ondes, avec le Wi-Fi et nos micros sans fil, a relevé le démocrate-chrétien Gilles Chappatte. Ce sont les téléphones, pas les antennes, qui émettent le plus d’ondes. Plus le réseau d’antennes est dense, moins le téléphone doit en émettre.» «Oui, nous baignons dans les ondes, mais gare aux effets cumulatifs des ondes car ils n’ont pas été étudiés», a rétorqué le Vert John Kummer. Et d’avertir: «Avec l’arrivée imminente de la 5G, la Suisse va se rapprocher inévitablement des normes européennes et décupler la puissance d’émission des antennes.»

C’est cette perspective qui a fait basculer la commission dans le camp de l’attentisme. «On ne peut pas décider d’installer davantage d’antennes sur les bâtiments scolaires, sur la tête de nos enfants, estime ainsi le PLR Jean-Marc Leiser. Pour les personnes mal couvertes, il y a d’autres solutions: installer un Wi-Fi, dont les ondes sont moins nocives, ou encore renoncer à se passer d’une ligne fixe pour des motifs d’économie.»

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