Le vélo en libre-service est de retour sur la table des députés

GenèveLe Parlement doit se  prononcer sur le  projet de «Vélib’», après un long séjour aux oubliettes.

Carte des systèmes de Vélib' existants dans quelques villes romandes et en France voisine.


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Ils auraient dû sillonner les rues genevoises dès l’été 2013, mais la politique en a voulu autrement. Toujours hors de vue, les 1500 vélos en libre-service (VLS) dont rêvait l’ancienne ministre de la Mobilité Michèle Künzler feront, à défaut, un tour de piste virtuel ce jeudi au Parlement. Les députés régleront le sort du projet de loi lancé à la mi-2012 par la Verte, alors que son successeur, le PDC Luc Barthassat, a dit en mai son intention de réviser le financement du VLS pour mieux le relancer.

Le VLS a vécu un parcours parlementaire complexe, où il s’est heurté à l’opposition de la majorité de droite (moins le PDC) en Commission des finances. Le texte y a été renvoyé à deux reprises et stagne dans les limbes de l’ordre du jour du Grand Conseil depuis un an et demi. Les arguments de la majorité? Le financement du VLS devait avant tout incomber à l’échelon local, les communes, qui financent les stations et sont appelées à couvrir un tiers du déficit d’exploitation (0,7 million de francs par an), contre un tiers pour l’Etat et un dernier tiers pour sa régie publique, les TPG, qui piloteraient le VLS à travers une filiale ad hoc. Le système choisi aurait en outre ignoré les technologies récentes de stations flexibles, comme Bienne les a développées. Pur prétexte, selon la gauche et le PDC, qui ont, en vain, vanté les avantages du VLS, dont tant de villes sont pourvues: promotion de la mobilité douce, complémentarité avec les transports publics, atout touristique…

Depuis lors, une expertise rendue ce printemps a jugé pertinent le modèle de stations fixes choisi par l’Etat, mais elle a décelé des failles dans le plan d’affaires. Autre couac: la part du financement du VLS attendue des TPG n’est pas incluse dans leur contrat de prestations tel qu’il est prévu pour ces prochaines années, signale le Département des transports. Lequel n’avait pas encore déterminé, lundi, s’il vaut mieux renvoyer en commission le projet de loi pour le transformer ou l’enterrer pour repartir de zéro.

Parti du ministre en poste, le PDC s’apprête à s’abstenir sur ce projet qu’il a autrefois soutenu, selon nos informations. Cela précipiterait son inhumation. Avantage de la manœuvre: un projet tout neuf éviterait des écueils juridiques avec l’adjudication, qui a été menée en parallèle aux travaux du Parlement. Pour développer le système, une société canadienne a été choisie puis écartée en raison de ses soucis financiers. Du coup, le marché doit être octroyé à l’entreprise française arrivée en seconde position. Si elle était écartée, elle pourrait se retourner vers les tribunaux.

Des nouveautés pourraient en outre surgir jeudi, avant la session du Parlement, de la réunion du comité de pilotage du VLS, qui regroupe les communes partenaires, l’Etat et les TPG. Ce conclave devrait se voir présenter les nouveaux dirigeants de la filiale TPG Vélo. Pour économiser, le comité envisage de réduire le périmètre desservi. Si l’Etat ne contribue plus, il pourrait se limiter à la ville de Genève, Carouge et Lancy, alors que 15 communes étaient sur les rangs. Le comité jauge aussi de possibles économies sur le rééquilibrage du système. Dans un VLS, une partie des frais procède de la nécessité de remonter les vélos vers les stations en amont, la plupart des usagers préférant les utiliser à la descente. (TDG)

Créé: 08.10.2014, 11h06

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