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L’Université adopte la «tolérance zéro»

Un guide est publié et un groupe de confiance est mis sur pied afin d’accueillir les victimes. Le recteur espère que la parole va se libérer.

Une jeune chercheuse qui avait toutes ses chances de réaliser une carrière académique a quitté l’Université de Genève (UNIGE) après avoir été victime de harcèlement sur son lieu de travail. L’institution, qui relate ce cas, assure qu’il l’a poussée à réfléchir au problème du harcèlement. Elle lance ce lundi une vaste campagne de sensibilisation, au moment où – hasard du calendrier – le sujet défraie la chronique locale et internationale. Un guide aidera désormais les victimes, les témoins de harcèlement et les responsables à réagir de façon appropriée devant un cas critique. Parallèlement, «un groupe de confiance», animé par deux psychologues externes, accueillera et conseillera les victimes. Aux côtés de Brigitte Mantilleri, directrice de l’égalité, le recteur Yves Flückiger promet une «tolérance zéro» à l’égard du harcèlement et des pratiques sexistes, qui nuisent à la qualité de l’Université.

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