Unia publie un livre sur le combat des employés de Merck Serono

Lutte syndicaleL'ouvrage trilingue sera distribué lors du quatrième congrès du syndicat qui s'ouvre jeudi à Palexpo.

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Jeudi à Palexpo s'ouvrira le quatrième congrès quadriennal national d'Unia. En guise de cadeau aux invités, le syndicat a réalisé un livre, intitulé «Reprendre l’initiative, résister aux licenciements et protéger les salariés», sur le combat du personnel de Merck Serono touché, en 2012, par «le plus important licenciement collectif du canton». Il en profite pour dénoncer une nouvelle fois l'absence de protection des employés contre ces renvois dans le cadre légal suisse.

«Les 1500 salariés de Merck et Serono ont lutté pendant plusieurs mois contre leur licenciement, il est important de se souvenir de ces moments de lutte syndicale», souligne Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d'Unia Genève. L'ouvrage trilingue illustré par de nombreuses photos de la mobilisation de 2012 sert à cela. Les témoignages du personnel retranscrits dans le livre «donnent de la chair à un discours politique et juridique un peu aride», note Michel Schweri, membre d'Unia et éditeur du livre. Car en marge du récit, le syndicat fait un état des lieux alarmant de la protection des employés en Suisse. «Notre cadre légal n'oblige aucune négociation si une entreprise décide d'un coup de fermer un site», souligne Alessandro Pelizzari.

La thématique avait déjà été au centre du dernier congrès qui s'était déroulé à Zurich quelques mois après l'annonce de Merck Serono. Quelles ont été les évolutions depuis? «Le thème s'est imposé dans l'opinion publique», répond le secrétaire régional. Mais le syndicat veut aller plus loin. Il réaffirme la nécessité de rassurer les employés dans le contexte actuel. «La peur d'être licencié devient une tension omniprésente au sein du personnel et cette tension est instrumentalisée par certains à des fins xénophobes, dénonce Alessandro Pelizzari. Sans protection majeure des salariés, il sera très difficile de trouver une majorité pour défendre la libre circulation des personnes.»

Cette fin de semaine à Palexpo, les membres d’Unia – le syndicat en compte 200 000 – réfléchiront à comment mieux s’implanter dans les entreprises. Ils feront également le bilan des quatre dernières années. Un bilan plutôt positif malgré le refus populaire de l’initiative pour un salaire minimum. Vania Alleva, présidente centrale d’Unia, cite notamment le maintien de la retraite à 60 ans pour les maçons, une retraite anticipée pour tous les plâtriers-peintres ainsi qu’une première convention collective de travail nationale pour le commerce de détail.

Créé: 24.10.2016, 16h27

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