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Unia bloque le chantier de la Nouvelle Comédie

Le syndicat dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires, ce que réfutent l'entreprise Maulini et la Ville.

Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Unia bloque le chantier de la Nouvelle Comédie .
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Unia bloque le chantier de la Nouvelle Comédie .
Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
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Georges Cabrera
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Genève le 30.11.2017, avenue de Chamonix 5, Le syndicat Unia dénonce un taux de 50% de travailleurs temporaires sur le chantier de la Nouvelle Comédie, un chantier de la Ville de Genève.
Georges Cabrera
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Il fait encore nuit quand les ouvriers se présentent au compte-gouttes. Mais à leur arrivée, le chantier de la nouvelle Comédie, à côté de la future gare CEVA des Eaux-Vives, est bouclé. Impossible d’entrer. Le syndicat Unia est venu aux aurores, ce jeudi, pour souder les grilles et poser des scellés. Le geste est rare, à la mesure de l’exaspération d’Unia, parti en guerre ces derniers mois contre les abus au travail temporaire.

Le syndicat dénonce un taux de 50% d’ouvriers intérimaires sur ce chantier emblématique de la Ville de Genève. D’après le décompte qu’Unia a fait ce matin sur place, l’entreprise Maulini , adjudicataire du chantier, emploierait ici onze ouvriers en fixe et onze intérimaires. «Il s’agit d’une des plus grandes entreprises de construction de Genève, active sur un chantier payé avec l’argent des contribuables. A cet endroit où on construit la nouvelle Comédie, il y a une comédie dramatique qui en train de se jouer», métaphorise le secrétaire syndical José Sébastiao. Le drame, pour Unia, c’est celui de travailleurs précarisés, travaillant sur appel pour un salaire minimum et qui peuvent être remerciés du jour au lendemain.

Différentes versions

Dans un communiqué diffusé à mi-journée, l’entreprise Maulini conteste toutefois ce taux de 50%. Selon elle, il n’y a que huit intérimaires sur 43 ouvriers employés sur ce chantier, soit un taux de 18%. Et en fin de journée, après que le maire de Genève Rémy Pagani a rencontré le patron de Maulini et fait des vérifications sur tout le mois de novembre, le Département des constructions et de l'aménagement donne encore d’autres chiffres: il y aurait dix travailleurs temporaires sur 34 ouvriers, soit un taux de 29%. La Ville considère que les affirmations d’Unia sont erronées et qu’il n’y a donc pas lieu de retirer le mandat donné à Maulini.

Mais bien avant de connaître la position de la Ville, Unia lève déjà son blocus dans la matinée. De toute manière, le contremaître a renvoyé tous les ouvriers à la maison. Même le directeur du chantier semble s’être résigné. Sur les coups de 7h30, il déboule pourtant très énervé sur le chantier. «C’est scandaleux, ce que vous faîtes! Nous donnons du travail aux gens!», lance-t-il aux syndicalistes, avant d’appeler la police et d’escalader la grille pour pénétrer sur le chantier.

Unia fustige Pagani

La réaction de la Ville ne satisfait pas Unia, qui n’exclut pas d’avoir à nouveau recours à d’autres actions sur ce chantier. «Rémy Pagani ne montre pas une grande volonté politique de régler le problème des ouvriers temporaires sur le chantier de la nouvelle Comédie», déplore Yves Mugny, secrétaire syndical. En octobre, le Conseil municipal a en effet voté une résolution exigeant de fixer une limite de 10% d’intérimaires comme condition à l’adjudication d’un chantier de la Ville.

Pour Unia, il est grand temps d’appliquer ce principe. Mais la Ville rétorque qu’il ne peut pas l’être rétroactivement. De même, le nouveau règlement cantonal sur la passation des marchés publics ne peut pas être évoqué, argumente le Département des constructions et de l'aménagement, vu qu’il fait l’objet d’un recours. Ce texte, adopté en juin, limite à 20% la part de travailleurs temporaires dans les entreprises de plus de vingt personnes, voire à 40% sur dérogation.

Les syndicats, eux, sont plus ambitieux. Il veulent fixer la limite d’intérimaires à 10%, sur tous les chantiers, privés comme publics. En octobre, ils ont demandé l’ouverture de négociations à ce sujet, mais les faîtières patronales ont décliné l’invitation. Du coup, Unia a saisi la Chambre des relations collectives de travail (CRCT). Une audience de conciliation est prévue la semaine prochaine. Quoi qu’il en soit, José Sébastiao avertit qu’Unia ne lâchera pas le morceau: «Nous allons bloquer tous les chantiers publics où il y a plus de 10% d’intérimaires.»

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