Une maison de retraite équestre se bat pour survivre

AssociationL’association genevoise Mivido recherche des fonds afin d’accompagner ses pensionnaires ferrés.

Molly Kaeser soigne avec passion ses pensionnaires: Farouko coule des jours heureux auprès de l'association Mivido.

Molly Kaeser soigne avec passion ses pensionnaires: Farouko coule des jours heureux auprès de l'association Mivido. Image: François Moesching

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Même le plus brave des destriers finit par se fatiguer. Malheureusement, les possibilités après le travail en manège ne sont pas innombrables. Un cheval qui ne rapporte rien est un cheval qui coûte. Autrefois, la route menait vers l’abattoir. Depuis, des alternatives existent mais restent chères. L’une d’elles consiste à confier les animaux à la retraite à l’association genevoise Mivido.

Malheureusement, cette dernière connaît de gros problèmes financiers. «Notre but est de recueillir et de sauver les animaux des manèges, explique Molly Käser, présidente de l’association. La plupart n’ont pas les moyens d’offrir une fin de vie décente à leurs poneys. Pour éviter d’écourter leur vie, les propriétaires essayent au maximum de les confier à des particuliers. Pas toujours facile lorsque l’animal ne peut plus être monté…» L’association a d’ailleurs pris le nom du premier cheval recueilli. Mivido a été sauvé en 1991.

Les chevaux ont une moyenne de vie d’environ trente ans. S’occuper d’un tel animal coûte entre 350 et 400 francs par mois. Sa charge devient considérable s’il ne travaille pas. Pourtant, l’association Mivido voit encore de l’intérêt chez les bêtes à la retraite. Sur son site internet, elle encourage la compagnie des chevaux: «Le seul fait de les côtoyer, de s’en occuper ou de leur rendre visite est riche d’enseignement et nous n’insisterons jamais assez sur ce que l’on peut apprendre et éprouver à leur contact!»

Malheureusement, les coûts engendrés par l’entretien des bêtes deviennent lourds à porter pour Mivido. «Nos chevaux sont répartis dans des écuries en Suisse ou en France, mais nous prenons en charge les frais d’entretien et vétérinaires, indique la présidente de l’association. L’ancienne équipe a laissé les dettes s’accumuler et aujourd’hui nous devons assumer une charge financière considérable.»

Effectivement, l’équipe, entièrement bénévole, a été renouvelée récemment; une occasion de repartir sur de nouvelles bases. «Actuellement nous n’accueillons plus de chevaux, conclut Molly Käser, nous cherchons des dons privés ou de fondations pour s’occuper de nos pensionnaires actuels. La situation est critique mais nous ne perdons pas espoir et décidons de nous ouvrir à de nouveaux projets. Par exemple, organiser des visites dans un contexte d’aide à la personne ou des anniversaires.»

Des images de leurs chevaux ainsi que les informations nécessaires aux donations figurent sur www.mivido.ch.

Créé: 05.09.2019, 21h59

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Mort de Poulidor
Plus...