Trois cygnes ont été relâchés dans le «coin des célibataires»

FauneBlessés ou affaiblis, les grands oiseaux ont été soignés par les bénévoles du Centre ornithologique de réadaptation, à Genthod.

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Ils étaient aux petits soins à Genthod, bien au chaud, dorlotés par les bénévoles du Centre ornithologique de réadaptation (COR). Mais tout a une fin. Ce mardi, guéris, trois cygnes ont retrouvé leur liberté. Ils ont été relâchés dans ce que les spécialistes appellent le «coin des célibataires».

Vidéo: Lorraine Fasler

«Ces oiseaux sont très territoriaux, explique Patrick Jacot, président-fondateur du COR. Ils ne partagent pas volontiers leur place avec des congénères. Mais au Molard, près du débarcadère des Mouettes, tous se tolèrent. Un endroit idéal pour les relâcher.»

Les drapeaux du pont du Mont-Blanc

En ce début d’année, ces grands palmipèdes affluent au COR. «Nous en avons déjà soigné sept, précise sa jeune directrice, Clémence Cretton. Là, nous remettons en liberté une femelle et deux mâles. La première, recueillie au quai Gustave-Ador, était très affaiblie. Quant aux mâles, l’un avait avalé un fil de pêche avec ses petits plombs, dans la Rade, et l’autre, blessé aux pattes, avait percuté une ligne de tram sur le pont de la Coulouvrenière.»

Les câbles, c’est le danger majeur qui guette les cygnes, notamment, sur les ponts de Genève. Tel celui du Mont-Blanc… quand il n’y a pas de drapeaux! Explication: «Ces derniers effarouchent les oiseaux, indique Patrick Jacot. Quand ils sont déployés, en général, les cygnes ne survolent pas le pont.»

Un oiseau vorace

Le trio a été remis à l’eau à 10 h. À l’ouverture des caisses et du sac ayant servi à leur transport, les grands oiseaux ont semblé un peu patauds sur le quai. Avant, très vite, de plonger, visiblement heureux de retrouver l’élément liquide après plusieurs jours passés au COR. Où ils ont été soignés et nourris. Et ça engloutit, un cygne, qui, rappelons-le, peut peser jusqu'à 15 kilos! Granulés, salade, flocons divers, «il faut compter 5 francs par jour au minimum. À cela s’ajoutent l’eau et, évidemment, les soins», souligne Patrick Jacot.

Le bon geste

L’occasion de préciser que le COR, qui ne fonctionne que sur la base de dons, propose aussi de parrainer les oiseaux blessés. «Un quatrième cygne sera d’ailleurs relâché ce jeudi en présence de sa marraine», poursuit son fondateur. Avant de rappeler que si l’on trouve un oiseau blessé ou malade, le mieux est de téléphoner au COR (079 624 33 07) qui se charge alors de le recueillir.

Créé: 22.01.2019, 14h50

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