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En travaux, le quai des Bergues se prépare à recevoir ses bancs ensoleillés

La réfection de l’axe est en cours. Ses responsables expliquent leur projet au public.

Le quai des Bergues révèle son nouveau visage sur sa partie orientale, avec ses pierres de taille, leur couronnement en calcaire et une barrière conforme à la tradition genevoise.
Le quai des Bergues révèle son nouveau visage sur sa partie orientale, avec ses pierres de taille, leur couronnement en calcaire et une barrière conforme à la tradition genevoise.
GEORGES CABRERA
Actuellement, les poutres quadragénaires de l'ancien encorbellement vivent leurs derniers jours à l'ouest du quai.
Actuellement, les poutres quadragénaires de l'ancien encorbellement vivent leurs derniers jours à l'ouest du quai.
GEORGES CABRERA
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Fermé au trafic venant de Bel-Air depuis trois semaines, le quai des Bergues est en travaux sur toute sa longueur. Un chantier qui a été expliqué hier au public. L’artère s’offre sa première grosse cure de jouvence depuis quatre grosses décennies. Crise de la quarantaine? C’est bien pire. L’ossature d’une partie du quai, celle qui surplombait le Rhône, menaçait d’y tomber.

On s’en est rendu compte durant les années 2013 et 2014, lors de sondages mandatés par la Ville de Genève au bureau Perreten et Milleret sur les poutres qui, depuis le début des années 70, supportaient trottoir et stationnements côté fleuve. «Le taux de chlorure était nettement trop élevé, à tel point que des aciers étaient sectionnés, relate Marc Lachenal, ingénieur. Les poutres auraient pu céder ou fléchir. La sécurité n’était plus garantie.»

Le site en surplomb a été très vite condamné et des devis ont été établis en urgence. Il fallait démolir. Mais devait-on rebâtir ce surplomb? «La Ville avait dans ses cartons un autre projet visant à pacifier le quartier de Saint-Gervais, dont la qualité de vie était menacée par le trafic de transit, rappelle Isabelle Goettelmann, ingénieure à la Ville. Pourquoi donc refaire cet encorbellement alors qu’on veut rendre aux passants ce quai très agréable et si ensoleillé car il est orienté plein sud?»

Le bureau d’architectes Brodbeck et Roulet a remporté le mandat de la réfection. «L’idée générale est d’éviter quelque chose d’extravagant pour privilégier un aménagement aussi simple et flexible que possible, qui se conjugue à ce que l’on trouve aux alentours, sur l’île ou le quai d’en face, résume Alexandar Kortus, architecte. Rappelons que le site est protégé.» La première phase est en cours et la partie est du quai est presque achevée. Les poutres quadragénaires ont disparu. Le quai retrouve son aspect et son gabarit d’antan. Le mur dominant le fleuve est débarrassé du béton, laissant apparaître ses pierres de Meillerie d’origine, complétées, quand il le faut, par des pierres de taille de même type et issues de la même région (les carrières d’Arvel à Villeneuve). Un seuil de calcaire couronne le mur. On y a fixé une barrière semblable au modèle Dufour typique du XIXe siècle genevois et on a même réutilisé des éléments des anciens parapets.

La suite? Le plan de circulation changera. Une zone de rencontre (comme à la rue Leschot) couvrira la plus grande partie du quai (on a renoncé à piétonniser le tronçon proche de Bel-Air). Quant à la zone piétonne face à l’Hôtel des Bergues, on ne devrait plus y tolérer le parking que le long de l’établissement. Le dossier est encore affiné mais la réfection de la chaussée est prévue en 2018. Au programme: tout sera mis au même niveau et pavé, des bancs seront fixés (mais pourront être déplacés si besoin) ainsi que des bacs pour abriter une végétalisation saisonnière. On espère aussi voir fleurir les terrasses des cafés.

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