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Les travailleurs sociaux tirent la sonnette d’alarme

Les lieux d’hébergement d’urgence, à commencer par les Sleep-in, sont tous saturés. Chaque soir on refuse du monde, faute de lits disponibles. Reportage nocturne et grandes manœuvres diurnes en lien avec le coronavirus.

A l'Accueil de nuit de l'Armée du Salut, les veilleurs refusent chaque soir du monde devant le portail d'entrée donnant sur le chemin Galiffe.
A l'Accueil de nuit de l'Armée du Salut, les veilleurs refusent chaque soir du monde devant le portail d'entrée donnant sur le chemin Galiffe.
LAURENT GUIRAUD

Dans cette période où tout se vit par soustraction, où la vulnérabilité est le sentiment le plus communément partagé, la grande précarité conserve, à la marge, son actualité propre. «Restez chez vous» quand on n’a plus de «chez soi»: pour les sans-abris, l’injonction ne tient pas. Leur nombre ne s’est pas réduit. Au contraire. Le dispositif d’hébergement hivernal affiche complet. Il est même, depuis bientôt deux semaines, quotidiennement saturé.

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