Passer au contenu principal

Pas touche à la bourse des parents pour la marmite!

Le Tribunal fédéral a limité la contribution financière des parents. À Genève, même l’organisation de l’Escalade est touchée.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration.
Patrick Gillieron Lopreno

Jusqu’à présent, les écoles pouvaient demander une poignée de francs aux parents pour financer l’achat de la marmite en chocolat de l’Escalade. C’est terminé, a annoncé le Département de l’instruction publique (DIP) aux maîtres. La raison? «Il n’est plus possible de solliciter une participation financière des parents pour des activités sur temps scolaire.» En effet, à la fin de 2017, un arrêt du Tribunal fédéral (TF) a réaffirmé la gratuité de la scolarité de base, forçant cantons et communes à assumer des frais supportés par les parents (participation financière aux camps, sorties, matériel, etc.). Désormais, toute activité organisée sur temps scolaire doit être gratuite. À Genève, l’arrêt s’insinue ainsi jusque dans de menus détails.

Antoine Preti, porte-parole du DIP, rassure: «Il est évident qu’il n’est pas question de supprimer la tradition de la marmite. Si cela s’avère nécessaire, des ressources sont disponibles dans chaque établissement pour partager ce moment avec les élèves.» Certaines écoles vont donc puiser dans leurs réserves ou bénéficier d’apports externes, comme à Chêne-Bourg, où c’est la Mairie qui a finalement acheté les marmites pour ses cinq écoles. Quid de la soupe de l’Escalade, pour laquelle une participation parentale est sollicitée sous la forme de dons de légumes? Va-t-on interdire de demander une carotte? Le DIP laisse «toute latitude aux écoles pour déterminer la politique locale».

L’anecdote prête à sourire. Mais c’est la pointe d’un iceberg qui inquiète. Car l’arrêt du TF a chamboulé le mode de financement des sorties scolaires: il exclut désormais toute participation financière des parents supérieure à 80 francs pour les activités extra-muros obligatoires. Il revient ainsi aux cantons d’en assumer la charge. Pour assurer les camps à la semaine, le DIP devrait ainsi débourser quelque 8 millions de francs pour le primaire et le Cycle… Mais avant de songer à financer, le DIP veut redéfinir les objectifs de ces sorties, en formalisant mieux leur forme et leur nombre. La réflexion est en cours et associe les syndicats de maîtres. Ceux-ci veillent au grain: ils craignent une diminution du nombre de camps et un appauvrissement de l’offre.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.