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Des tests pour évaluer l’immunité des soignants

Les HUG lancent une étude ce lundi au sein de la population pour mesurer le nombre de personnes déjà infectées.

À partir de ce lundi, des analyses sanguines seront effectuées au sein du personnel médical des Hôpitaux universitaires genevois (HUG).
À partir de ce lundi, des analyses sanguines seront effectuées au sein du personnel médical des Hôpitaux universitaires genevois (HUG).
Keystone

L’épidémie de coronavirus progresse toujours, mais de nouveaux tests voient le jour dans le canton. À partir de ce lundi, des analyses sanguines seront effectuées au sein du personnel médical des Hôpitaux universitaires genevois (HUG). Ces examens visent à mesurer l’immunité des soignants en contact direct avec les malades. Une étude du même type est également menée par l’Institution au sein de la population par le biais de son «Bus Santé», a annoncé jeudi Léman Bleu.

Jusqu’à présent, seules les personnes fortement soupçonnées d’être infectées par le coronavirus étaient dépistées dans la tente bleue des HUG. Le procédé utilisé, un frottis nasal, permet de détecter la présence du virus. Les tests sanguins développés dans le laboratoire du professeur Laurent Kaiser, chef du Service des maladies infectieuses des HUG, vont plus loin. Ils évaluent la présence d’anticorps développés soit à la suite d’une infection soit après un contact avec le virus.

Les soignants de l’Hôpital seront les premiers à bénéficier de ces nouveaux tests. Les HUG espèrent ainsi déterminer lesquels parmi eux peuvent aller au-devant des malades sans risquer une contamination. L’institution compte sonder parallèlement une partie de la population genevoise. Dès ce lundi, les personnes qui ont déjà participé à des programmes du «Bus Santé» seront invitées à venir se faire dépister. L’objectif est d’évaluer la proportion d’habitants qui a déjà été infectée.

«Si cette part se monte à 90%, on pourra considérer que la population est immunisée et que le virus ne pourra pas ressurgir, détaille le porte-parole des HUG, Nicolas de Saussure, rapportant les propos du professeur Laurent Kaiser. Si elle n’est que de 20 ou 30%, on pourrait s’attendre à une seconde vague.»

Une incertitude demeure néanmoins: les malades qui ont vaincu le virus sont-ils réellement protégés? «On estime qu’il y a de fortes chances qu’une personne ayant été infectée soit immunisée, mais on n’en est pas complètement certains vu qu’il s’agit d’un nouveau virus», nuance Nicolas de Saussure.

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