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Se faire tester dans un drive-in: Genève dit non

Le Canton refuse que des privés multiplient les centres de prélèvement pour tester le coronavirus.

Image d'illustration.
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AFP

Prendre sa voiture et se faire tester dans un drive-in comme si on achetait un hamburger. Genève ne connaîtra pas cette formule. Le Canton a refusé de donner son feu vert à un homme d’affaires qui s’était lié à un laboratoire pour proposer ces tests de dépistage du coronavirus.

Ailleurs, pourtant, cela se fait. Dans le canton de Berne, à Lucerne et à Winterthour, ces drive-in sont en place depuis une bonne semaine. Pourquoi pas à Genève? Adrien Bron, directeur général de la santé à l’État, explique la position du Canton.

«Berne n’avait qu’un centre de prélèvement, dans la capitale. Il a donc sollicité des partenaires pour mieux couvrir son territoire, notamment l’Oberland bernois où il n’y avait rien. Mais à Genève, la situation est inverse.»

Genève largement couvert

Le fonctionnaire rappelle que Genève dispose de quatre centres de prélèvement, organisés avec des cliniques privées, et d’une cinquième unité mobile qui visite notamment les EMS. «Nous sommes donc largement couverts.»

Une récente décision de l’Office fédéral de la santé publique a autorisé les laboratoires à réaliser ces tests. «Certains y ont vu une opportunité d’en réaliser à large échelle», poursuit Adrien Bron. Mais le Canton est réticent à voir se développer un tel business.

D’une part, car il a des doutes sur la qualité des informations recueillies qui devraient lui être transmises. Surtout, il craint que les laboratoires réalisent des dépistages sans respecter les critères requis, et donc sur des personnes qui ne présentent pas forcément les symptômes du virus. Par ailleurs, des personnes angoissées pourraient aller se faire tester trois fois par semaine.

«On court le risque de multiplier ces tests superflus, ce qui leur enlèverait toute valeur épidémiologique, explique le directeur de la Santé. Par ailleurs, nous craignons que les patients positifs ne soient pas suffisamment suivis, alors que nous avons mis sur pied un programme qui garantit le bon suivi des patients atteints du virus.»

Dilapider des réactifs

L’État veut aussi éviter la multiplication de tests inutiles qui viendrait dilapider les réactifs dont la Suisse a manqué et qui pourraient faire défaut à l’avenir. Il a donc utilisé les prérogatives que lui donne la loi sur les épidémies pour éviter une course effrénée au dépistage.

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