Les taxis volent au secours du magistrat Mauro Poggia

TransportsRéunies en assemblée, les principales sociétés de taxi apportent à leur tour leur soutien au conseiller d’État.

Le conseiller d’État Mauro Poggia.

Le conseiller d’État Mauro Poggia. Image: LUCIEN FORTUNATI

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Après les propos du conseiller d’État Mauro Poggia dans le dossier des taxis, ce sont ceux du député PDC et défenseur de chauffeurs Uber Vincent Maitre qui suscitent des réactions (nos éditions des 6 et 7 février). Réunies en assemblée générale, les principales sociétés genevoises de taxi apportent leur soutien au tour de vis annoncé par le magistrat. «Pour la première fois depuis bien longtemps, les chauffeurs de taxi ont le sentiment d’avoir été écoutés et entendus par un magistrat», résume Me Jacques Roulet, leur porte-parole. Les chauffeurs de taxi assurent être depuis longtemps «victimes d’une concurrence totalement déloyale, provenant de sociétés, telles qu’Uber».

Ils estiment que les sociétés de VTC (véhicules de transport avec chauffeur) «se sont engouffrées dans la tolérance qui leur a été offerte de ne pas respecter la loi, ni les principes les plus élémentaires de la solidarité sociale et fiscale, pour offrir des prestations apparemment alléchantes».

Jacques Roulet se gausse des arguments de Vincent Maitre, qui oppose en résumé nouvelle et ancienne économie. Pour l’avocat des taxis, le modèle d’affaires développé par la plateforme Uber n’est «en fait rien de plus qu’un modèle économique de néocapitalisme, construit sur la précarité des travailleurs et l’absence de toute solidarité sociale, en marge des lois». «Il existe de la place pour tous, mais chacun doit rester à sa place», poursuit Jacques Roulet, avant de rappeler que «les VTC sont censés prendre des clients sur commandes préalables, et non des clients à l’aéroport ou dans la rue ou les stations de taxis».

Enfin, le défenseur des taxis n’est pas d’accord avec son confrère Vincent Maitre qui a affirmé dans ces colonnes que les paiements faits aux chauffeurs Uber pouvaient être suivis à la trace. Selon Jacques Roulet, l’argent de la course payée par la carte de crédit du client, sur un compte bancaire d’Uber en Californie, peut parfois être reversé (à 75%) sur un compte du chauffeur à l’étranger. «Sans qu’un seul franc du client genevois ne reste à Genève, ni aux impôts, ni à la TVA, ni à l’AVS», détaille l’avocat.

Créé: 07.02.2019, 18h04

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