La suspension du bouclier fiscal passe à la trappe

Grand ConseilLa droite et le MCG ont refusé, sans étude, de ne plus limiter durant deux ans l’imposition des fortunes et des revenus des plus nantis.

Romain de Sainte Marie a déposé le projet de loi demandant la suspension, deux ans durant, du bouclier fiscal n’aura eu qu’une brève existence

Romain de Sainte Marie a déposé le projet de loi demandant la suspension, deux ans durant, du bouclier fiscal n’aura eu qu’une brève existence Image: DR

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Déposé par le socialiste Romain de Sainte Marie, soutenu par Ensemble à Gauche et les Verts, le projet de loi demandant la suspension, deux ans durant, du bouclier fiscal n’aura eu qu’une brève existence. Il a été proprement liquidé jeudi par une majorité composée du MCG et de la droite, qui ne lui a même pas concédé un passage en commission.

«Par souci de responsabilité budgétaire, les socialistes pensent que de nouvelles recettes doivent être trouvées», a plaidé Roger Deneys. Et de rappeler que le projet de budget 2018 prévoit un déficit de 261 millions de francs. La suspension du bouclier permettrait, selon le socialiste, de récupérer 110 millions par année.

Risque d'exode?

«Tout faux!» ont ensuite répliqué en rafale (et en substance) les élus de droite et du MCG. «Ce projet de loi prône la confiscation, a tonné le MCG Ronald Zacharias. Il ne mérite pas un traitement démocratique complet. Il faut trancher aujourd’hui.»

Le PLR Yvan Zweifel a ensuite martelé que «le Canton de Genève a la ponction fiscale la plus importante de Suisse». En clair, accentuer encore la pression, et les plus riches – ceux qui permettent à l’Etat de fonctionner en le finançant – s’en iront. «Créer de nouvelles recettes, c’est au contraire attirer de nouveaux contribuables en diminuant les impôts», a-t-il très libéralement conclu.

Serge Dal Busco n'en veut pas

Pour le Vert Mathias Buschbeck, «le projet n’est pas révolutionnaire, puisque le Conseil d’Etat l’avait lui-même proposé en 2011». Peut-être, mais le gouvernement actuel n’en veut plus. Serge Dal Busco a été on ne peut plus clair sur ce point. Au vote, le projet de loi était balayé: 64 non contre 33 oui.

Le Grand Conseil a ensuite débattu de la Caisse de prévoyance de la police. La question: qui doit payer le rattrapage des cotisations lors des augmentations de salaires? Aujourd’hui, c’est l’Etat. Mais la majorité a suivi le Conseil d’Etat. Désormais, c’est l’employé qui paiera le rattrapage.

(TDG)

Créé: 12.10.2017, 22h55

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