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«La Suisse est en retard dans la lutte contre le sida»

Alors que le nombre de nouveaux cas ne fléchit pas, la professeure Calmy défend les autotests et la pilule antisida (PrEP).

«D’un côté, la prévention perd de son impact, mais la peur revient en force dès que l’on annonce sa séropositivité à quelqu’un ou à son conjoint», relève David Perrot, directeur du Groupe sida Genève.
«D’un côté, la prévention perd de son impact, mais la peur revient en force dès que l’on annonce sa séropositivité à quelqu’un ou à son conjoint», relève David Perrot, directeur du Groupe sida Genève.
ALAN GRAF

Faut-il avoir peur du sida en 2016? La question était posée ce jeudi 1er décembre lors d’une table ronde organisée à l’Hôpital, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie. Médecins, infirmières, acteurs du terrain et sociologue s’accordent à dire que malgré les progrès des traitements, la stigmatisation des personnes séropositives demeure. Mais comme on ne meurt (presque) plus du sida, on ne s’en méfie plus, à tort, car l’épidémie ne recule pas. De plus, alors que de nouvelles stratégies prouvent leur efficacité, la Suisse tarde à les adopter, regrettent les médecins.

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