Succession de Pierre Maudet: les candidats sur le gril

Débat en VilleIls sont quatre à briguer le poste de Pierre Maudet au Conseil administratif de la Ville le 4 novembre. Une heure durant, ils ont débattu de leurs motivations.

Genève, le 18 octobre, maison des associations, salle Zazie Sadou, débat du jeudi, sur: élection complémentaire au conseil administratif de la ville de Genève, sur la photo de g. a dr: guillaume Barazzone, Salika Wenger, Didier Bonny et Éric Bertinat.

Genève, le 18 octobre, maison des associations, salle Zazie Sadou, débat du jeudi, sur: élection complémentaire au conseil administratif de la ville de Genève, sur la photo de g. a dr: guillaume Barazzone, Salika Wenger, Didier Bonny et Éric Bertinat. Image: Pascal Frautschi

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Les Genevois résidant en ville de Genève auront à s’exprimer dans les urnes une nouvelle fois le 4 novembre. En cause, le départ du conseiller administratif libéral-radical Pierre Maudet vers le Conseil d’Etat, qui laisse désormais le cinquième siège de l’Exécutif communal vacant.

S’agissant d’une élection complémentaire, dont on dit souvent qu’elle se dispute plus sur les personnes que sur les appartenances politiques, la Tribune de Genève a rencontré ce jeudi les quatre candidats. S’affronteront Guillaume Barazzone (PDC), Eric Bertinat (UDC), Salika Wenger (Parti du Travail) et Didier Bonny (indépendant).

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans cette campagne?

Guillaume Barazzone (G.B.): Je suis né en ville, et j’ai envie d’améliorer la qualité de vie des gens. Je constate que les budgets augmentent et que la qualité de vie diminue. De plus, le Conseil administratif actuel est à gauche et il me semble essentiel de défendre un autre point de vue.

Eric Bertinat (E.B.): Siéger dans un Exécutif est un privilège. Cela fait plusieurs années que j’ai cette ambition en Ville de Genève, et l’occasion faisant le larron, je me suis lancé.

Didier Bonny (D.B.): L’intérêt de pouvoir mettre mes compétences au service de l’intérêt public. Mon autre moteur est l’amour que je porte à la ville et la défense de ses intérêts.

Salika Wenger (S.W.): S’il n’y avait pas de candidat à gauche, le débat démocratique aurait été biaisé. Il fallait que cette sensibilité de la population puisse s’exprimer dans les urnes. Il me semble important de défendre une politique sociale; Genève n’est pas une ville riche pour tout le monde.

Question finance justement, la Ville a présenté un budget déficitaire, 30 millions environ. Jugez-vous cela acceptable?

S.W.: Nous sommes confrontés à un déficit car le budget est au stade de projet; aucun des arbitrages n’a été effectué. La Commission des finances n’a pas encore présenté ses amendements. Mais aujourd’hui, mon groupe et moi accepterions certaines coupes dans certains domaines. Mais ne me demandez pas lesquelles, nous n’avons pas encore travaillé.

E.B.: La question qui se pose, c’est comment un Conseil administratif peut présenter une telle copie. Cela fâche tous les groupes ou du moins tous les partis de droite. C’est au Conseil administratif de nous présenter un budget qui ne soit pas déficitaire. Ce n’est pas au Municipal de faire des coupes. Nous n’avons pas les outils. Ce que nous savons, c’est que l’enveloppe pour la sécurité va être augmentée, vingt agents de police municipale vont être engagés.

G.B.: Il est inacceptable d’avoir un budget déficitaire. Mais moi ce qui m’inquiète, c’est l’augmentation des charges, soit 3%. De plus, le budget d’investissement dépasse ce qui est attendu: 150 millions, c’est trop; 100 millions suffisent. Ce Conseil administratif n’a pas de priorité, et c’est ça, le drame.

D.B.: Comment peut-on dire d’un côté que l’on ne peut pas faire plus de 10% d’investissement et d’un autre côté vouloir construire plus, créer plus de crèches… Ce sont des promesses électorales. Ce qui ne va pas, c’est de vouloir tout faire, tout en soutenant des mesures qui vont encore diminuer les recettes fiscales de la Ville!

Il est vrai qu’entre la suppression de la taxe professionnelle et la péréquation intercommunale voulue par le Canton, c’est une perte de près de 200 millions pour la Municipalité…

G.B.: Eh bien il va falloir collaborer entre communes pour les crèches ou certaines institutions culturelles, ce ne sera plus à la Ville de tout gérer.

D.B.: Ce que vous voulez en fait, c’est le démantèlement de la Ville de Genève!

Restons dans les chiffres. Combien vous coûte cette campagne et d’où provient l’argent?

S.W.: Je dispose de 10 000 francs, versés en partie par les militants. Je suis soutenue par le Parti du Travail et les Indépendants, qui n’ont pas de gros moyens.

E.B.: J’ai réuni la somme de 40 000 francs, c’est ce que l’UDC dispose comme manne. Mais c’est trois fois rien par rapport à certains…

G.B.: Je suis très transparent avec ça: j’ai entre 100 000 et 200 000 francs à disposition, ce qui est tout à fait «normal» vu que je suis soutenu par trois partis, le PDC, le PLR et les Vert’libéraux. Je suis un las de ces sous-entendus sur l’argent que coûte ma campagne et qui la finance. Oui, il y a aussi des PME et des entreprises, j’assume.

D.B.: Alors moi, j’ai 8000 francs. C’est le prix de l’indépendance. Cela dit, je déplore que l’affichage public soit réparti en fonction du nombre de listes et non pas du nombre de candidats. Guillaume Barazzone en occupe la moitié parce qu’il est sur cinq listes. Ce n’est pas normal.

Créé: 18.10.2012, 10h42

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