Soutien politique pour les Noctambus du «jeudredi»

Transports Les fêtards ont aussi besoin de bus tardifs le jeudi soir. Cette requête du Collectif nocturne l’emporte grâce à la gauche et au MCG.

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On n’attend plus la fin de la semaine pour sortir tard le soir. Consistant à anticiper d’un soir les mœurs festives du week-end, la pratique croissante du «jeudredi» nécessite des adaptations, selon le Collectif nocturne. Leur revendication portant sur un service de Noctambus qui s’étendrait au jeudi soir en plus du vendredi et du samedi a trouvé une majorité en Commission des transports du Grand Conseil. Selon le rapport qui vient d’être rendu, la gauche et le MCG ont approuvé, tandis que des oppositions et des abstentions ont émané du PLR, de l’UDC et du PDC.

C’est une motion du MCG qui avait relayé, en 2017, auprès du parlement cantonal cette demande du Collectif nocturne, une association qui milite depuis quatre ans afin que les jeunes bénéficient d’une «vie nocturne riche, vivante et diversifiée». Parmi ses motivations, un changement légal: la nouvelle loi genevoise sur la restauration permet aux bars d’ouvrir sans dérogation jusqu’à 2 h du matin le jeudi soir, tout comme le vendredi et le samedi. L’engouement pour les virées vespérales du jeudi va croissant, selon le coprésident du Collectif nocturne: «Depuis deux ou trois ans, tous les lieux développent des concepts particuliers pour le jeudi soir, souvent avec entrée libre, relève Sylvain Leutwyler. Les gens recherchent quelque chose de différent alors que la pénurie d’offre nocturne de ces dernières années a fait grossir les files d’attente aux entrées et aux bars le week-end.»

Du côté de l’association Noctambus, on n’a pas jaugé l’existence d’une demande suffisante. «Mais si l’offre est mise à disposition, elle créera cette demande, assure Sékou Cissé, directeur adjoint. Nous sommes favorables à cette requête sur le fond, mais il faudra trouver un financement, les communes n’ayant pas la capacité de donner davantage.»

La commission parlementaire a débattu d’une possible surtaxe pour les Noctambus, ainsi que la pratiquent d’autres villes offrant un service de transport aux fêtards. Mais l’idée n’a pas trouvé de majorité. Pour André Python, rapporteur de majorité, un financement devrait se faire grâce à des mesures d’économie aux TPG.

Lui paraît-il opportun de favoriser les sorties du jeudi, au détriment de l’attention des étudiants le lendemain? «Chacun prendra ses responsabilités par rapport à ses études, répond le député MCG. C’est la question de la sécurité qui m’importe surtout.» La Commission, au diapason avec le Collectif nocturne, demande aussi que l’offre et les tracés des Noctambus soient mieux ajustés aux besoins des jeunes. Marc Moulin

Créé: 14.01.2019, 19h30

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