Six nouvelles communes adhèrent au projet «Réparer plutôt que jeter»

ConsommationLancé en 2014 par la Ville de Genève et la Fédération romande des consommateurs, le site www.ge-repare.ch permet de trouver des réparateurs pour toutes sortes d'objets usuels.

Vidéo: ATS

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Un meuble cassé, un habit usé, un appareil ménager ou électronique en panne ne sont pas forcément bons pour la poubelle. Ils peuvent avoir une seconde vie. Lancé en 2014 conjointement par la Ville de Genève et la Fédération romande des consommateurs (FRC), le projet «Réparer plutôt que jeter» prend même de l’ampleur. Après Carouge en 2016, six nouvelles communes rejoignent le mouvement cette année: Bernex, Lancy, Onex, Meyrin, Plan-les-Ouates et Le Grand-Saconnex.

Le site www.ge-repare.ch propose actuellement quelque 150 adresses de réparateurs, commerçants et artisans confondus. Pour l’heure, 110 sont en ville de Genève, 35 à Carouge et 5 à Bernex. Il va donc s’étendre à la plupart des autres villes du canton.

Valoriser l'économie locale

«L’obsolescence programmée des objets n’est pas une fatalité, rappelle Sandrine Salerno, conseillère administrative de la Ville. L’objectif de ce projet désormais bien implanté à Genève est de promouvoir une économie locale de proximité en accord avec le développement durable.»

À Carouge, qui avait créé des ateliers de réparation dès 2014, «les retours tant des commerçants et artisans que des consommateurs sont positifs», relève le conseiller administratif Nicolas Walder. «Réparer plutôt que jeter, c’est retrouver les bons réflexes», enchaîne son collègue de Bernex, Cyril Huguenin. En devenant intercommunal, «ce projet devient plus ambitieux et offre davantage de diversité», renchérit Damien Bonfanti, magistrat à Lancy.

De son côté, la conseillère administrative d’Onex Ruth Bänziger y voit «une valorisation du commerce de proximité. Il valorise également la formation, le service à la clientèle et le savoir-faire des artisans.»

«En termes de recyclage des déchets, Plan-les-Ouates est plutôt une bonne élève, mais il y a encore des efforts à faire, précise Thierry Durand, conseiller administratif. Un contrôle effectué en 2016 sur une benne communale à destination de l’usine des Cheneviers a montré qu’un quart des déchets présents étaient encore utilisables ou réutilisables.»

Attentif à la qualité

Président de la section genevoise de la FRC, Rolin Wavre se réjouit de l’arrivée de nouvelles communes genevoises, tout en rappelant que la Ville de Lausanne, puis d’autres villes vaudoises, ainsi que Neuchâtel ont adhéré au projet. «Nous ne testons pas les petits réparateurs mais nous les sélections selon des critères définis avec le service Agenda 21 de la Ville et nous leur rendons visite chaque année. Nous restons très attentifs à la qualité du service proposé, par le biais des retours que nous font les consommateurs.»

Depuis l’ouverture du site www.ge-repare.ch, environ 50 000 personnes ont consulté au moins une fois le répertoire. (TDG)

Créé: 05.02.2018, 17h52

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