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Situation kafkaïenne au Service des votations

Les deux auxiliaires – qui avaient alerté la Cour des comptes sur une potentielle fraude électorale – sont toujours suspendus.

Image d'illustration.
Image d'illustration.
Georges Cabrera

À Genève, les deux auxiliaires qui avaient alerté la Cour des comptes sur des potentiels dysfonctionnements au sein du Service des votations et élections n'ont toujours pas retrouvé leur emploi, révèle la RTS ce vendredi. Elles ont été écartées en raison de la procédure pénale toujours en cours qui investigue sur une éventuelle fraude électorale. Depuis cet été, elles ne sont plus appelées pour travailler au sein de ce service, mais n'ont pas été «renvoyées» pour autant.

Pour rappel, ces dernières avaient dénoncé les agissements d'un collègue à la Cour des comptes. Elles avaient constaté que des dizaines d'enveloppes de vote, portant sur le scrutin du 19 mai 2019, s'étaient retrouvées dans le tiroir de ce dernier. Précisons qu'après enquête, la commission électorale centrale n'avait pas constaté d'irrégularités.

Les deux femmes ont finalement décidé de prendre chacune un avocat, rappelle le service public. Mes Thomas Barth et Romain Jordan demandent «l'ouverture d'une procédure administrative, de sorte à sortir de cette zone grise où ces femmes se trouvent. Car elles ne sont actuellement ni licenciées, ni suspendues. Ils exigent leur réintégration sans délai, ainsi que leur indemnisation pour toutes les heures où elles auraient dû travailler», indique la RTS.

Le Conseil d'État – contacté par la RTS – n'a pas émis de commentaires, l'affaire pénale étant en cours.

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