Passer au contenu principal

Sexisme à l'Université: la colère du personnel administratif et des étudiants

L’institution est secouée par des critiques internes, auxquelles le recteur Yves Flückiger répondra ce soir.

Yves Flückiger répondra à ces critiques devant l’Assemblée de l’Université, qui se réunit ce mercredi soir.
Yves Flückiger répondra à ces critiques devant l’Assemblée de l’Université, qui se réunit ce mercredi soir.
© Steeve Iuncker-Gomez

L’enquête sur le sexisme à l’Université de Genève (UNIGE), rendue le 9 avril après deux mois d’enquête, ne cesse de secouer l’institution. Hier, l’Association du personnel administratif et technique (PAT) et des associations d’étudiants ont émis des critiques sévères à l’égard de ce rapport et du rectorat.

Selon le PAT, l’UNIGE a multiplié les outils et des interlocuteurs pour gérer les cas de harcèlement, ce qui n’est pas le plus efficace. «Le discours de tolérance zéro devrait s’accompagner d’un ensemble de sanctions explicites.» Le PAT ne comprend pas que le comportement du vice-recteur démissionnaire – qui a fait preuve, selon les enquêteurs, d’«une certaine inadéquation relationnelle» et d’«un paternalisme prégnant et d’ordinaire plus marqué à l’égard des femmes» – n’ait pas été qualifié de sexisme délibéré. Le PAT est surpris de l’absence d’enquête administrative le concernant. A l’inverse, il est «extrêmement préoccupé» que «la cadre supérieure ayant relevé l’un des comportements inadéquats» se trouve, elle, sous enquête. Enfin, les tensions entre les corps administratif et académique seraient à un «niveau jamais atteint auparavant». Un groupe de réflexion sur la gouvernance devrait être créé pour en discuter.

Du côté des étudiants, la grogne est similaire. En colère contre le rapport d’enquête et le traitement médiatique qui en a été fait, diverses associations disent leur indignation face à «un rectorat qui ne prend pas réellement en charge les cas de sexisme et de harcèlement» mais se «lave de tout soupçon en raffermissant sa poigne».

Le terme de «sexisme délibéré» les fait bondir. Soulignant que le paternalisme est une forme de sexisme, les étudiants rappellent que le caractère délibéré de l’agression ne compte pas: seul le ressenti de la victime importe. Là aussi, l’absence de sanction envers le vice-recteur étonne et comme il doit continuer à enseigner, les étudiants estiment que «le recteur doit agir». Les étudiants demandent également le retrait de l’enquête administrative visant la cadre supérieure. Plus largement, ils rappellent que «le sexisme à l’Université est structurel» mais que les procédures adéquates, comme les sanctions, manquent.

Sollicité, Yves Flückiger répondra à ces critiques devant l’Assemblée de l’Université, qui se réunit ce mercredi soir.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.