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Mais que fait le SEVE avec ses animaux?

Des rumeurs circulent à propos de bêtes appartenant au Service des espaces verts.

Le SEVE n'a plus de chevreuils depuis 2014. (Photo d'illustration)
Le SEVE n'a plus de chevreuils depuis 2014. (Photo d'illustration)
Patrick Martin

«Le Service des espaces verts aurait vendu trois bêtes à une ferme fribourgeoise pour une centaine de francs»Pierre Gauthier, conseiller municipal indépendant (ex-Ensemble à Gauche)

C’est faux!

Les animaux du Bois de la Bâtie sont sacrés et tout frémissement autour du parc déclenche une tempête auprès de la population. Au début du mois, une affichette largement diffusée in situ et sur les réseaux sociaux accusait la Ville de Genève «d’éliminer les animaux du parc pour faire le vide et permettre de montrer un nouveau projet». Une rumeur qui avait obligé la Ville à publier sur sa page Facebook un communiqué pour réaffirmer qu’il «n’existe aujourd’hui aucun projet de fermeture ou de transformation du parc animalier et évidemment aucune politique d’euthanasie n’a été mise en place pour vider le parc». Il n’empêche, le Service des espaces verts (SEVE) de la Ville reconnaissait à la Tribune de Genève que deux sangliers et quelques paons avaient bien été euthanasiés. Des démarches qui font, au final, partie de la gestion courante d’un parc animalier, «c’est pourquoi elles ne font pas l’objet de communication».

Suite aux articles de presse, une nouvelle rumeur est apparue. Selon les sources du conseiller municipal Pierre Gauthier, «le SEVE aurait procédé à une vente de trois chevreuils à une ferme fribourgeoise pour la modique somme de 100 francs». Après vérification, l’information s’avère fausse puisque «le SEVE ne dispose plus de chevreuils depuis 2014».

Par contre, il a bien dû se séparer de trois bêtes l’année dernière, des cerfs sika. «Les animaux n’ont été en aucune manière vendus, explique Daniel Oertli, chef du service, mais donnés à un éleveur.» Et il poursuit: «Nous avons dû nous en séparer pour éviter une consanguinité entre les cerfs sika. Après une recherche infructueuse auprès des parcs régionaux, nous avons décidé de confier ces animaux à un éleveur.» Contacté, le fermier confirme. Il précise aussi qu’il ne les destine pas à la production de viande. «Elles sont là pour les visites de groupes scolaires», conclut-il. Quid des 100 francs? «Seul le coût du transport a été facturé, soit 100 francs par animal», répond Daniel Oertli.

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