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Séparations conflictuelles: «Le système détruit des familles»

Une trentaine de personnes manifestaient vendredi contre les expertises psychiatriques et la judiciarisation des conflits parentaux.

Les collectifs exigent notamment que la garde partagée soit accordée quand l'un des parents la demande.
Les collectifs exigent notamment que la garde partagée soit accordée quand l'un des parents la demande.
Laurent Guiraud

«Magouille légale», «État dysfonctionnant et manipulateur». Les mots sont aussi forts que le sujet est sensible. Vendredi, une trentaine de parents étaient réunis sous la pluie devant l’Union internationale des télécommunications, où se réunissaient les députés du Grand Conseil.

Voilà plusieurs mois qu’un mouvement de colère rassemble ces parents. Tous ont vécu une séparation conflictuelle et pointent le système genevois, jugé «destructeur». Dans le viseur de ces collectifs et associations, les expertises psychiatriques ordonnées par les autorités lorsque les deux parents se déchirent. Ces rapports servent d’outil aux juges du Tribunal de protection de l’adulte et de l’enfant (TPAE), qui peuvent prononcer le placement de l’enfant en foyer ou l’éloignement de l’un des parents. «Il faut absolument sortir de la judiciarisation», relève Marc Falquet, député UDC et membre de la Commission des droits de l’homme – qui a empoigné la thématique et rendra un rapport ces prochains mois.

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