Déborah et Annie veulent en finir avec le gaspillage

JeunevoisDéborah Rouault et Annie Benjamin font la promotion d’une consommation plus responsable à travers l’organisation d’ateliers et le développement d’une épicerie en vrac.

Déborah Rouault et Annie Benjamin encouragent le recours aux contenants réutilisables.

Déborah Rouault et Annie Benjamin encouragent le recours aux contenants réutilisables. Image: Steeve Iuncker-Gomez

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Réduire ses déchets dans la salle de bains, la cuisine ou au bureau... Une démarche à laquelle Déborah Rouault et Annie Benjamin sont sensibles depuis plusieurs années. L'une a suivi une formation d'ingénieur du son, l'autre des études en psychologie, mais toutes deux sont engagées de longue date dans le milieu associatif.

Les deux trentenaires ont décidé de partager leur engagement écologique avec le plus grand nombre en créant l’association Le Bocal Local il y a trois ans. «C’est en regardant dans nos propres poubelles que nous avons eu le déclic, souligne Déborah Rouault, directrice de l’association. Nous voulions non seulement à réduire nos propres déchets, mais aussi participer à la réduction de ceux-ci de manière plus globale.»

Les deux jeunes femmes commencent leur activité en animant des ateliers lors de différentes manifestations à Genève, comme Alternatiba ou lors de la Semaine du développement durable de l’Université de Genève. Les événements animés par les deux associées touchent une variété de thématiques, allant de la fabrication de déodorant à la création d’un tawashi (éponge fabriquée avec du tissu de récupération). Pendant près de deux heures, la douzaine de participants, experts comme novices, profitent des conseils avisés des jeunes femmes: «Les ateliers sont des lieux d’échanges directs et nous y transmettons un savoir très concret», analyse Annie Benjamin. Au printemps 2018, l’aventure prend une nouvelle forme avec l’ouverture d’une épicerie écoresponsable à la rue Lissignol, dans le quartier de Saint-Gervais.

On y trouve des aliments en vrac et frais, comme du fromage vegan, des accessoires cosmétiques lavables et réutilisables mais aussi des produits ménagers écoresponsables. On peut y payer en monnaie Léman et une grande partie de l’assortiment est de provenance locale ou régionale. «Il nous tient à cœur de travailler avec des petits producteurs régionaux, souligne Annie Benjamin. C’est une manière d’être cohérentes dans notre démarche et avec nos valeurs.

Le bilan général s’avère positif à ce jour. L’association compte désormais plus d’une cinquantaine de membres. Les deux cofondatrices du Bocal Local comptent poursuivre leurs ateliers et consolider leurs liens avec les producteurs, avec pour but à terme de pouvoir se passer totalement des matières plastiques.

Retrouvez-les sur lebocallocal.ch ou sur leur page Facebook Lebocallocalgeneve

Créé: 16.12.2019, 20h57

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