Passer au contenu principal

«La sécurité à l’hôpital, oui, mais pas avec des videurs!»

Suisse né en Syrie, Ahmad Majbour confie sa version de l’expulsion musclée de l’ex-maire d’Alep. Il dément avoir porté des coups.

Une vidéo amateur montre des agents de sécurité (en bleu) expulser l’ex-maire d’Alep (au centre en jaune) de l’hôpital. Ahmad Majbour (devant lui en beige) tente de l’aider.
Une vidéo amateur montre des agents de sécurité (en bleu) expulser l’ex-maire d’Alep (au centre en jaune) de l’hôpital. Ahmad Majbour (devant lui en beige) tente de l’aider.
DR

«Je suis bien placé pour le savoir: assurer la sécurité à l’hôpital, c’est absolument indispensable pour les patients et pour le personnel. Mais ça ne se fait pas avec des videurs comme devant une boîte de nuit!» Ahmad Majbour a encore du mal à y croire. Ce Suisse d’origine syrienne, qui vit et travaille à Genève depuis vingt-sept ans, est intervenu le 1er juillet dans la rotonde devant l’entrée des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG). Il a tenté de calmer le jeu tandis que quatre agents de sécurité menaient l’expulsion musclée de l’ancien maire d’Alep. Résultat: rudoyé lui-même, il a ensuite été embarqué par la police et placé en détention pendant vingt-quatre heures. Mardi, il s’est vu condamné à 60 jours-amendes avec sursis pour «violence ou menace contre les autorités et les fonctionnaires» (nos éditions des 2, 3 et 5 juillet). Une ordonnance pénale à laquelle vient de faire opposition son avocat, Me Pierre Bayenet.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.