Sécurisation d'urgence d'un cèdre tricentenaire au parc Beaulieu

IntempériesFissurée par la puissance du vent, une immense branche a dû être coupée par les pompiers du SIS.

La branche du cèdre du Liban qui menaçait de tomber pesait environ 1500 kg.

La branche du cèdre du Liban qui menaçait de tomber pesait environ 1500 kg. Image: Lorraine Fasler

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Une dame jouait tranquillement avec sa fille dans le parc Beaulieu lundi, vers 18 h, quand elle a entendu un puissant et inquiétant «crac». Le bruit ne vient pas de n'importe quel arbre mais de l'un des deux cèdres du Liban du parc, planté par un certain Jean-François de Sellon en 1735. Une immense branche vient de se fissurer en sa base à 7 mètres de hauteur. La faute au puissant vent, dont les rafales en début de soirée lundi atteignaient encore jusqu'à 80 km/h.

Deux véhicules du Service d'incendie et de secours (SIS) et sept hommes sont dépêchés sur place pour sécuriser puis couper la branche, qui menace de tomber. «Elle pèse environ 1500 kg», indique Frédéric Jaques, capitaine du SIS. Pour ce faire, l'équipe est notamment composée d'un bûcheron et d'un spécialiste du Groupe de reconnaissance et d'intervention en milieu périlleux (Grimp).

Ce dernier se hisse quasiment au sommet de l'arbre, à plus de 20 mètres de hauteur, et se faufile entre les branches. Son but: trouver un point d'ancrage solide, pour y attacher un tire-fort qui sera relié à la branche largement fissurée. Une fois ce câble tendu, la branche sera assurée et les hommes pourront couper le hauban, une corde synthétique tressée, qui maintenait visiblement déjà ce branchage fragile. Deux hommes sur l'échelle se chargent de fixer les sangles sur le bois.

«La sécurisation est l'étape la plus longue, ensuite, la branche sera rapidement coupée en petites parties pour alléger le tout, réduire le risque de dommages sur les rameaux en dessous quand elle tombera et sécuriser le personnel engagé», poursuit le capitaine.

La tronçonneuse se met à gronder. Rapidement, les bouts chutent au sol. Au bruit de l'impact, on frisonne en imaginant les conséquences si la branche avait cédé d'un coup quelques heures plus tôt, dans ce parc très fréquenté qui jouxte l'école primaire de Beaulieu.

À 22 h 20, l'intervention est terminée mais la nuit s'annonce encore longue pour les hommes du SIS, qui comptabilisaient lundi soir 55 interventions en lien avec la forte bise, dont une quarantaine pour des arbres tombés ou des branches cassées.

Créé: 14.05.2019, 00h25

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Les PV diminuent depuis que les policiers doivent y écrire leur nom
Plus...