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Le second tour des élections aura lieu

Le gouvernement genevois a décidé de maintenir le scrutin. Un recours a été déposé.

le second tour de l’élection des Exécutifs municipaux est maintenu le 5 avril.
le second tour de l’élection des Exécutifs municipaux est maintenu le 5 avril.
Steeve Iuncker-Gomez

Pandémie ou pas, le second tour de l’élection des Exécutifs municipaux est maintenu le 5 avril, mais en supprimant les locaux de vote et en en modifiant l’organisation. Après avoir fait une pesée d’intérêts et consulté les partis politiques, le Conseil d’État en a décidé ainsi vendredi matin. Il a en revanche mis en veilleuse tout le reste de l’activité politique habituelle: suspension du délai pour la récolte de signatures pour les initiatives et référendums et annulation du scrutin du 17 mai sur les objets cantonaux (déjà repoussé au niveau fédéral).

«Les arguments des uns et des autres pour le report ou le maintien sont tous recevables, a reconnu Antonio Hodgers, le président du gouvernement. Mais un report poserait des problèmes importants d’un point de vue institutionnel. Des magistrats sortants devraient poursuivre alors que les candidats élus au premier tour ne pourraient siéger. De plus, les citoyens se sont déjà forgé une opinion lors de la campagne du premier tour. Nous sommes dans la continuité.»

Les partis sont divisés

Ce type d’arguments est partagé par les grands partis cantonaux: le PLR, le PS, les Verts et le PDC. Ensemble à Gauche, le MCG et l’UDC ont en revanche plaidé pour un déplacement à l’automne des élections. Pour la raison que la pandémie et les mesures de restriction des déplacements ne permettent pas aux citoyens de se former librement une opinion et que certaines personnes ne pourraient effectivement pas voter.

Comme déjà annoncé, SolidaritéS n’entend pas en rester là. La formation a déposé immédiatement avec le MCG un recours contre la tenue de l’élection devant la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice. «Organiser des élections dans de telles conditions n’est pas démocratique», commente Jean Burgermeister, député d’Ensemble à Gauche.

Une procédure spéciale

Quoi qu’il en soit, les conditions spéciales dans lesquelles se déroulera ce scrutin ont conduit à en modifier la procédure. «Nous l’avons adaptée en supprimant la possibilité du vote à l’urne et en rallongeant les délais pour poster son bulletin de vote, explique Michèle Righetti, la chancelière d’État. Nous avons également pris des dispositions pour garantir la santé du personnel qui travaillera sur le dépouillement. Cela demandera peu de monde, puisque le dépouillement se fait par lecture optique.»

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